Mardi Gras à Louhans : traditions, pédagogie et vie locale

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Notre groupe scolaire se distingue par sa pédagogie qui met en avant l’individualisation de l’apprentissage. En effet, nous proposons une programmation du travail individualisé pour chaque élève. Ainsi, chaque élève bénéficie d’un plan de travail personnel qui lui permet d’organiser et de prévoir son travail, de vérifier sa progression et d’acquérir chaque jour davantage d’autonomie. Nous encourageons les élèves à travailler ensemble, en partageant leurs découvertes et en expliquant à leurs camarades ce qu’ils ont appris. Notre pédagogie vise à permettre aux élèves de grandir en confiance, en autonomie.

Enfin, nous organisons des temps forts de pastorale à Noël, mardi gras et Pâques, ainsi que diverses actions menées par l’Association de parents d’élèves. Telles que le marché de Noël, la kermesse de fin d’année et le goûter partagé. La vie de l’établissement, les sorties scolaires, les animations, les événements, mais aussi toutes les informations relatives à notre établissement : vous pourrez retrouver toutes les actualités du LEAP de Louhans. Après la fête de la Chandeleur, voici le deuxième grand événement du mois de février : le Carnaval.

Histoire et signification du Carnaval

Le Carnaval est en fait une période réservée aux divertissements, commençant le jour des Rois (Epiphanie) et prenant fin avec le début du carême (mercredi des Cendres), le jour du Carnaval proprement dit étant le Mardi-Gras (28 février cette année). Comme la Chandeleur, notre Carnaval remplaça les fêtes antiques des Lupercales dédiées à Pan (le dieu grec des bergers et des troupeaux), signalées par leur licence, et celles des Saturnales que l’on célèbrait bruyamment et en se travestissant en l’honneur du dieu Saturne.

Cependant, durant les siècles nous précédant, le Carnaval n’agitait pas outre mesure nos campagnes : les mascarades étaient guère en usage. Lucien Guillemaut rapporte que l’on voyait bien dans certaines villes comme Louhans, Cuiseaux ou Cuisery des gens déguisés parcourant les rues, des charlatans débitant des baumes, des astrologues au bonnet pointu disant la bonne aventure. Mais on voyait surtout des ‘’masques en échelles’’, c’est-à-dire de jeunes gens coiffés d’un bonnet de coton, la tête passant par les échelons d’une échelle, d’où, des deux côtés, retombaient des draps blancs. On croisait également aux carrefours des rues et dans les cabarets des troupes bouffonnes, accoutrées de façon burlesque, se livrant à toutes sortes de bruyantes plaisanteries, de joyeusetés et de copieuses beuveries.

Dans les villages, on faisait aussi quelques travestissements : les jeunes campagnards se déguisaient avec les habits de leurs sœurs et les vieilles nippes de la maison, en filles ou en vieilles femmes. Ils se barbouillaient de suie ou de farine ou se dissimulaient la tête et le visage à l’aide de perruques ou de barbes faites avec des étoupes, du crin de cheval ou de la laine de mouton et couraient ainsi les rues de leur village, portant des sacs pour recevoir les offrandes qu’on leur donnait. Plus proches de nous, les enfants se déguisaient et passaient chez voisins et amis avec ce grands cotillons et des masques et demandaient des étrennes dans leurs boîtes en fer : aujourd’hui encore les enfants défilent mais c’est surtout pour s’amuser et recevoir des confiseries.

Rites et pratiques liés à la Chandeleur et au Carnaval

C’est pendant les jours gras, le dimanche, le lundi et le mardi gras surtout que l’on mangeait les crêpes, matefaims au sarrasin, au maïs, voire à la farine blanche, et aussi les gaufres et les bugnes. Puis, l’on dansait des branles, des rondes, des rigodons. Mais avec le mercredi des Cendres, le Carême arrivait et mettait un terme à toutes ces licences.

Le Mercredi des Cendres (1 mars cette année), après la pieuse commémoration du matin et l’imprégnation des cendres sur le front, on avait pourtant un dernier écho de fête profane de la veille. La Bresse, comme toute région rurale, est un pays qui a su conserver ses vieilles traditions, ses coutumes, sa culture, mais son histoire et ses particularités géologiques et géographiques ont accentué ce phénomène.

La Bresse a créé et conservé sa civilisation car, pendant des siècles, elle fut un pays coupé de l’extérieur, confiné dans un cadre local. En effet, il aurait fallu effectuer un empierrement difficile à trouver sur place et les biefs, rivières, les prairies marécageuses représentaient des obstacles souvent infranchissables. Pour toute ces raisons, la Bresse était un pays contourné, inaccessible pour les transports importants, ce qui a créer une réputation de pays replié sur lui-même. On peut deviner les conséquences de ceci sur la vie de la population bressane : une région qui vit isolée crée un style, un comportement qui lui est propre, et ceci pendant des siècles.

Origines et fêtes associées

Après avoir évoqué les fêtes et les saints célébrés du mois de janvier, voici l’origine de la fête de la Chandeleur, fêtée le 2 février. Cette fête aujourd’hui associée au rituel culinaire des crêpes est encore l’une de ces anciennes fêtes païennes que le christianisme a adoptées. On considère que cette fête, fort joyeusement chômée aux époques anciennes, a succédé aux Lupercales et à la fête de la purification, encore en pleine vigueur au Vème siècle, qui était accompagnée de courses dans la campagne avec flambeaux ou brandons allumés.

Elle est devenue, pour les Chrétiens, la fête de la Présentation de Jésus au Temple et de la Purification de la Vierge. Chaque maison portait bénir un cierge à l’église et au retour, le chef de la famille bénissait ses enfants et les domestiques en disant « Chandeleuse, Chandeleure, Bon jour, Bon œuvre ». La Chandeleur étant la fête religieuse, ce jour coïncidait avec quelques réjouissances, comme pour les relevailles d’une mère après son accouchement.

Cette journée impliquait aussi des pratiques économiques et communautaires, comme la croyance selon laquelle l’allumage du cierge pouvait préserver le foyer des aléas annuels et que les rites peur s’étendre à la prospérité de l’année. On tenait à le conserver, ou du moins à ne pas l’user complètement avant la Chandeleur suivante. La pratique des matefaims et des traditions culinaires est liée à l’idée d’apporter l’argent toute l’année, comme pour faire sauter les crêpes avec une pièce d’or.

Au final, le christianisme s’est appuyé sur les traditions locales pour préserver des pratiques rituelles, et l’usage des souhaits du jour de l’an et des étrennes remonte à l’époque romaine avec les Saturnales. Lucien Guillemaut rappelle que chaque époque de l’année avait ses rites traditionnels, antiques coutumes dont la physionomie ne se modifiait que peu d’âge en âge. Ainsi, le jour de la Saint Antoine, le 17 janvier, était un jour férié et les habitants demandaient protection des porcs et du bétail dans les églises.

Illustration des costumes traditionnels et charivaris
<- Transitions neutres et sans new facts ->
  1. Le Carnaval et la Chandeleur comme moteurs de tradition locale et d’échanges culturels.
  2. La pédagogie individualisée et les temps forts pastoraux comme dynamique scolaire.
  3. Les traces historiques et géographiques de la Bresse dans les célébrations annuelles.

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