« Love Is Blind: Habibi » est la version arabe de l’émission américaine dans laquelle des célibataires se rencontrent sans se voir, se fiancent parfois après quelques jours, puis confrontent leurs sentiments aux traditions familiales, à la vie quotidienne et aux exigences du mariage. Le programme met en scène des candidats originaires de plusieurs pays arabes et révèle les tensions entre modernité, indépendance, conservatisme moral et attentes familiales.
Le concept de "Love Is Blind" est simple : quinze hommes et quinze femmes enchaînent les dates pendant une semaine, sans se voir. Les rendez-vous amoureux se passent dans des capsules ou “pods”. Ce qui compte, ce sont les affinités intellectuelles. S’il y a match, il y a demande en mariage, à l’aveugle toujours. Dans la foulée, le couple se rencontre, part une semaine en vacances, et passe un séjour dans la vie quotidienne de l’un et de l’autre.
«Love is blind habibi» est la nouvelle émission phénomène de Netflix. Version arabe de l’émission américaine «Love is blind», cette téléréalité repose sur le concept de blind dating. Pendant dix jours, quinze couples vont se rencontrer dans des «pods» (capsules) sans jamais se voir. Le but étant de tester la force de leurs sentiments, de prouver si oui ou non l’amour est aveugle en concluant cette période de blind dating par une demande en mariage.
Fiancés, les couples convolent ensuite dans un resort de luxe au cadre idyllique pour y passer un simulacre de lune de miel, version halal, avec option chambres séparées, cocktails sans alcool et respect total des traditions et des coutumes familiales. Puis vient l’épreuve du retour à la real life, à Dubaï où vivent tous les candidats, pour mettre à l’épreuve du quotidien leur relation et concrétiser ou pas leurs amours naissants par un (vrai) mariage.

Une franchise internationale adaptée au monde arabe
Véritable succès, cette franchise est adaptée dans plusieurs pays. Dans une époque dominée par les applications de rencontre et l’apparence, le programme est le porte-étendard de l’amour “authentique”. Netflix a lancé des versions au Brésil, au Japon, au Royaume-Uni ainsi qu’aux Émirats arabes unis avec "Love Is Blind, Habibi".
Chnou ? Tout simplement la franchise arabe de l’émission de dating Love is blind lancée aux États-Unis en 2020 et adaptée depuis dans de nombreux pays (Suède, Allemagne, Brésil, Mexique, Japon…). Le concept ? Pendant dix jours, une trentaine de célibataires à la recherche du grand amour enchaînent les speed-dating dans des capsules, où ils peuvent se parler sans se voir.
Si le feeling passe bien et que deux personnalités « matchent », elles peuvent alors décider de se demander en mariage, avant de se rencontrer en chair et en os pour la première fois. A priori, vous avez cerné le potentiel divertissant, rocambolesque et drama du programme.
Love is blind, habibi, tourné à Dubaï, a donc réuni des célibataires issus de l’ensemble du monde arabe : Maroc, Tunisie, Jordanie, Irak, Liban, Arabie Saoudite ou encore Égypte. Un choix qui n’est pas sans rappeler l’émission de téléréalité Nice People, diffusée sur la chaîne française TF1 au début des années 2000, dont les candidats étaient originaires des quatre coins d’Europe.
Le tournage a lieu au Liban, à Dubaï et Abu Dhabi. Dans ce spin-off, on retrouve des célibataires qui se rencontrent là aussi dans des cabines à l’aveugle. Tous les candidats viennent de pays arabes, ce qui donne des scènes de clashs mémorables qui mêlent français, anglais et arabe.
Des animateurs au cœur du dispositif
En animateurs ou “host” comme aux US, il y a un couple solide. L’actrice Elhan Ali et son mari Khaled Saqer. Lui aussi acteur, il se présente devant les célibataires en tenue traditionnelle des émirats, keffieh rouge sur le crâne.
Love is blind, habibi, présenté par le célèbre couple de stars Khaled Saqer et Elham Ali, c’est le phénomène Netflix dont tout le monde parle. Et que la rédac’ a binge-watché en 48 heures.
Une version halal entre romance et traditions
La version arabe de cette émission est aussi surprenante, que drôle, addictive mais surtout riche en enseignement à bien des égards quant aux sociétés arabes. Aussi efficace, mais beaucoup plus distrayante qu’une étude sociologique, l’émission explore les différentes facettes du couple arabe, dans une société moderne où la culture, la famille et les traditions sont des valeurs sacrées, mais où hommes et femmes ont du mal à trouver un terrain d’entente dès lors qu’il s’agit de faire vie commune.
Certes, Love is blind, habibi est “hallal”, donc nettement moins sulfureux que les versions occidentales (ni sexe, ni alcool), néanmoins il donne à voir une image moins caricaturale et stéréotypée du monde arabe.
Il n’est jamais question de sexualité. Pendant les séjours amoureux, les chambres sont séparées par genre tandis que les discussions entre hommes et femmes sont souvent teintées de sexisme.
Le programme repose ainsi sur un paradoxe : les candidats s’engagent très rapidement, mais leur relation doit ensuite composer avec les normes sociales, les familles, les rôles conjugaux et les traditions.
Modernité des candidates et conservatisme masculin
Ce qui est marquant dans "Love Is Blind, Habibi", c’est le contraste entre le conservatisme des hommes et la modernité de certaines candidates. La version originale de "Love Is Blind" était déjà très conservatrice puisque le seul objectif de ces célibataires était de se marier. Mais dans "Habibi", les hommes peuvent être encore plus réactionnaire quand il s’agit d’amour.
Premier constat contrasté, le conservatisme moral dans lequel s’inscrivent les candidats masculins qui affichent dans le même temps tatouages, botox, bronzage parfait, sourire à facettes ultra bright, cheveux lissés, sourcils épilés, jambes moulées dans un slim, chemise ouverte sur une chaine en or qui brille…
Voilà pour l’archétype de ces mâles alpha qui cherchent une femme à épouser très vite, après une vie consacrée au travail et aux plaisirs du célibat. Ils viennent de Syrie, d’Irak, du Maroc, du Liban, d’Égypte, de Jordanie, ils sont hommes d’affaires, dentiste, DJ, riches héritiers et leurs exigences sont «simples».
Une femme belle, douce, gentille, facile à vivre, drôle (mais avec son mari), sympathique (mais pas avec les autres), sachant se tenir en société (autrement dit ne sociabilisant pas avec tout le monde), apte à faire des enfants, respectueuse de sa famille et de sa future belle-famille (à qui revient le dernier mot pour le mariage), attachée aux valeurs arabo-musulmanes, qui peut travailler si elle veut, mais qui peut tout autant se consacrer à son rôle de maîtresse de maison.
Voilà pour le socle fondamental du couple d’un point de vue masculin. D’un point de vue féminin, on ne voit pas les choses de la même manière.
Des femmes qui ont déjà choisi leur autonomie
Première surprise de l’émission, les candidates aspirantes au mariage ne sont pas des âmes en peine qui n’ont jamais eu l’occasion de se marier. Ce sont au contraire des femmes très occupées, qui ont favorisé leur carrière à leurs relations amoureuses, et se posent la question, arrivées pour certaines à la trentaine, de la nécessité d’un mariage, notamment pour faire des enfants.
Les femmes sont toutes des working girls indépendantes et émancipées. La plupart ont d’ailleurs déjà dépassé la trentaine sans être en couple pour autant. Elles sont aussi assez féministes et savent parfaitement ce qu’elles veulent : l’autonomie pour certaines ou un époux “provider” (qui subviendra à leurs besoins) pour d’autres.
Féministes, elles le sont mais chacune à sa manière, à l’exception de Nour, la candidate libanaise, mannequin, qui annonce la couleur dès le départ en déclarant son aversion pour le féminisme, cette supercherie qui consiste à convaincre les femmes qu’il faut qu’elles travaillent pour subvenir à leurs besoins, être autonomes et émancipées.
Une idiotie pour la jeune femme qui cherche un mari provider qui jouera pleinement son rôle d’homme, à condition qu’il en ait les moyens financiers. Cela va de soi. Car oui, l’amour a beau être aveugle, il devient très clairvoyant dès lors qu’il est question d’argent.
Le “I don’t do coffee date, walking date, last minute date” de la candidate Nour El Haj (la plus “princesse” de toutes) est d’ailleurs déjà devenu culte sur les réseaux sociaux.
Les attentes matérielles et les règles du couple
C’est le cas pour cette autre pépite féminine de l’émission, la candidate marocaine, Hajar, qui vit à Dubaï où sa vie consiste à profiter des plaisirs de la vie. Pour elle pas question de travailler. Ce à quoi elle aspire, c’est un mari riche et suffisamment ouvert d’esprit, conciliant, pour lui passer ses caprices et assouvir toutes ses envies.
Quitte à accepter qu’elle s’offre un dernier moment dans les bras d’un autre pour son enterrement de vie de jeune fille, ou qu’elle veuille continuer à sortir en boîte avec ses copines une fois mariée. Le tout en utilisant une métaphore culinaire plus que douteuse.
La diversité des profils féminins empêche donc de réduire l’émission à une opposition simple entre femmes modernes et hommes conservateurs. Certaines candidates revendiquent leur carrière et leur passion, tandis que d’autres recherchent avant tout la sécurité matérielle ou un modèle conjugal traditionnel.
Le renoncement demandé aux femmes
Mais s’il est un constat aussi flagrant qu’alarmant à tirer de ce programme, c’est que les femmes doivent renoncer à la chose qui leur importe le plus pour pouvoir être candidate au mariage, qu’il s’agisse d’une passion, une carrière, une relation, une habitude…
Une idée de renoncement qui s’applique à la femme, mais jamais à l’homme. Les discours conservateurs n’empêchent pas d’autres participantes d’affirmer haut et fort leurs convictions.
Ainsi, dans le cas de la candidate irakienne, Safae, la jeune femme de 38 ans a tout le mal du monde à faire comprendre à son prétendant qu’elle adore son travail, et qu’elle n’a pas l’intention de mettre un terme à sa carrière, quand bien même cela implique de nombreux déplacements.
La tunisienne Karma doit quant à elle renoncer à sa passion pour la danse et le spectacle si elle veut voir se concrétiser sa relation amoureuse. Dounia, la maroco-saoudienne doit, elle, renoncer à sa relation fusionnelle avec sa mère.
Karma, la candidate qui choisit la danse
Parmi elles, il y a Karma, célibataire de Dubaï, qui enchante les réseaux. C’est avec Amar, un dentiste syrien qu’elle a matché dans les capsules sauf que le trentenaire souhaitait qu’elle arrête la danse si elle l’épousait.
Karma a donc finalement choisi son art dans un discours aux fortes punchlines. Depuis, son prénom est partout sur X, et elle est devenue la candidate féministe symbole d’une génération.
La palme d’or du plus gros red flag va sans conteste à notre cher dentiste syrien, Ammar. Oui, il est beau (très), il est successful, il est sérieux et amoureux, mais c’est un macho à tendance ultra-conservatrice.
C’est simple, il a purement interdit la danse à Karma (sa prétendante), alors que c’est sa passion depuis toujours. Pour notre plus grande surprise (et bonheur), Karma a choisi la danse plutôt que le mariage, dans une séquence assez émouvante.
Le KARMA du mariage : pourquoi tu épouses la personne que tu épouses – Enseignements zen
Au cours de son parcours, Karma avait déjà posé ses limites en laissant entendre que la demande d’Ammar arrivait trop tôt. Malgré une acceptation ultérieure, les divergences sur la danse, la carrière et les valeurs traditionnelles ont finalement rendu le mariage impossible.
Une galerie de candidats hauts en couleur
Plusieurs constats ressortent de cette émission dont la version arabe est de loin la plus croustillante grâce, notamment, à une galerie de candidats hauts en couleur.
Parmi eux, le jeune Chafik, séducteur et fêtard, libanais francophone ayant vécu en Afrique de l’Ouest qui à défaut d’être vraiment cool ne parvient pas à maîtriser ses accès de colère et de jalousie.
Le dentiste syrien Ammar, un bellâtre à la plastique parfaite, bien sous tous rapports, amoureux at first sight, poète dans l’âme qui clame ses sentiments en chantant Oum Kelthoum, mais sacré freak control qui entend diriger son couple à sa manière, dans le respect d’une vision conservatrice de la société.
Il y a aussi Simo, le Marocain de Casablanca, qui jamais ne se départit de sa darija mixée d’anglais et de français, cocktail explosif de cynisme, d’arrogance, d’humour cinglant, de méchanceté, mais de respect total des traditions, qui cherche chaussure à son pied mais se montre d’une intransigeance absolue et ne supporte aucune entorse à ses règles…
Simo : le personnage le plus conflictuel
Ammar arrive en tête ex-aequo avec Simo, notre cher compatriote originaire de Casablanca. Un mélange détonnant entre le Joker et Lucifer, un être torturé, cynique et revenu de tout, dont on ignore si c’est un écorché vif ou un odieux personnage.
C’est LE personnage qui ambiance le programme Love is blind, habibi et à qui on voudrait secrètement ressembler, mais certainement pas épouser. Macho, jaloux, snob, irrespectueux, autoritaire, versatile, arrogant, violent, intrigant, vicieux… bref, il coche toutes les cases.
Simo n’était pas particulièrement intéressé par les autres participants avant de rencontrer Hajar, entrepreneuse marocaine dans la mode. Pourtant, leur relation a été marquée par de nombreuses tensions dès la phase des capsules.
Le dernier élément déclencheur intervient lors du séjour, quand Simo se dispute violemment avec Chafic pendant une rencontre entre les candidats. Hajar finit par se retirer, tandis que Simo lui reproche de ne pas l’avoir soutenu.
Chafic : séduction, jalousie et contrôle
La médaille d’argent est décernée à Chafic, le charmant Libanais originaire d’Afrique de l’Ouest. On ne nous la fait pas à la rédac’ : le jeune homme (tatoué, toujours à moitié torse nu) est un fêtard et un séducteur (ça se sent, ça se sait, ça se voit).
En plus de ne pas faire son ménage et d’être un grand enfant. A priori, il avait même déjà dragué une candidate (Nour, la bimbo) avant d’entrer dans le programme.
Pour autant, il a jeté son dévolu sur Dounia, toute jolie, toute fraîche. Et il n’hésite pas à tenter de la contrôler (notamment ses vêtements) mais aussi sa relation fusionnelle avec sa mère.
Chafic a rendu ses sentiments très visibles dans les capsules en criant le prénom de Dounia depuis le salon des hommes, ce qui a provoqué des réactions chez ses autres relations. Le couple s’est fiancé, mais les tensions avec Nour et les divergences de valeurs ont ensuite fragilisé leur relation.
Mohammed et Khatab : des profils plus nuancés
Quant à la médaille de bronze, elle revient à Mohammed Kiswani, aka The Kiswani (le chouchou de l’auteure de ces lignes). Dans Love is blind, habibi, c’est vraiment le bon gars, drôle, charmant, viril et sensible, qui tombe fou d’amour pour LA perle de cette saison : l’incroyable Safa.
Excepté Khatab, le DJ irakien, la pépite de Love is blind habibi, qui a l’air d’être un jeune homme sympa, authentique, bienveillant et sans vices cachés.
Mohammed, professionnel du marketing et du branding, partage avec Safa une vision du mariage fondée sur le respect, la communication, la générosité, la décence et l’attention.
Les couples formés dans les capsules
Après neuf épisodes et un cycle interminable de conversations entre les 20 participants, seuls cinq couples se sont formés vers la fin de la série et se sont fiancés.
| Couple | Évolution |
|---|---|
| Safa et Mohammed | Seul couple à s’être marié |
| Asma et Khatab | Séparation le jour du mariage |
| Karma et Ammar | Rupture autour de la danse |
| Simo et Hajar | Rupture après plusieurs conflits |
| Dounia et Chafic | Renoncement au mariage avant la cérémonie |
| Nour et Mido | Rupture après la rencontre hors des capsules |
Safa et Mohammed : le seul mariage
Safa et Mohammed furent le seul couple à rester ensemble après un parcours tumultueux derrière les capsules. Tout au long de la série, le couple a immédiatement accroché.
Alors qu’elle était encore dans les capsules, Safa, gestionnaire financière, a clairement défini ses attentes dans une relation. « Respect, communication, généreux, décent et attentionné », disait-elle dans le premier épisode.
Mohammed, responsable du marketing, s’est assuré de partager la même vision d’une vie conjugale. Le couple s’est finalement marié lors d’une cérémonie organisée dans un jardin.
C’est d’ailleurs (oups, spoiler) le seul couple qui est vraiment allé au bout de la démarche (le mariage). Et qui, d’après les indiscrétions, serait toujours ensemble actuellement.
Les deux partenaires ont prononcé des vœux intimes et émouvants, après avoir reçu la bénédiction de leurs familles.
Mais le couple n’était même pas encore marié que Mohammed mettait déjà une pression folle sur les épaules de Safa pour qu’elle change de job et tombe enceinte. Il n’acceptait pas qu’elle puisse partir en déplacement professionnel à l’étranger, notamment.
Or, Safa adore son travail. Enfin, sur les réseaux sociaux, le candidat de Love is blind, habibi cumule les blagues douteuses sur celle qu’il a épousé. Certains y voient seulement de l’humour, d’autres une forme de harcèlement.
Asma et Khatab : la famille contre le mariage
Asma est une entrepreneuse égyptienne et directrice marketing. Khatab est un architecte et DJ irako-canadien. Le couple s’est rapproché dans les capsules grâce à des valeurs communes et à des projets similaires pour l’avenir.
Après leur première rencontre, Asma a changé d’avis et a voulu mettre fin à la relation. Pourtant, les deux candidats ont ensuite rejoint les autres participants au resort.
Asma, après avoir traversé un triangle amoureux entre Khatab et Mido, a décidé de dire oui à Khatab malgré une période difficile durant les premiers épisodes. Finalement, en raison des réticences de sa famille face à la demande, le couple s’est séparé.
Bien qu’ils aient atteint le jour du mariage, les deux candidats ont finalement renoncé à se marier. Asma a laissé Khatab devant l’autel et a déclaré : « Aujourd’hui n’est pas le jour décisif. »
Dounia et Chafic : une relation fragilisée après la rencontre
Dounia et Chafic semblaient former un couple solide pendant la phase des capsules, au cours de laquelle Chafic a rapidement déclaré son affection pour Dounia. Après la révélation des visages, ils ont cependant compris qu’ils ne formaient pas le meilleur couple.
Pour Chafic et Dounia, les tensions sont aussi liées à Nour, une candidate que Chafic connaissait avant l’émission. Un autre signal préoccupant apparaît lorsque Chafic explique qu’il n’aime pas les femmes qui ont beaucoup d’anciens partenaires et qu’elles seraient alors « émotionnellement finies ».
Le couple a annoncé d’un commun accord qu’il ne se marierait pas dans le dernier épisode, après avoir failli aller jusqu’à la cérémonie.
Hajar et Simo : la rupture après les disputes
Tout au long de la série, Simo et Hajar ont vécu une relation tumultueuse. Alors qu’ils s’étaient déjà disputés et opposés dans les capsules, ils ont malgré tout décidé de se fiancer pour voir où leur relation les conduirait.
Lors d’un déjeuner ordinaire, une remarque de Hajar au sujet d’une serveuse a conduit Simo à reconsidérer sa décision, avant qu’il ne la quitte après quelques bouchées.
Le couple a presque atteint la cérémonie, mais Hajar a finalement renoncé. Simo a quitté l’émission après leur rupture.
Nour et Mido : un couple marqué par les incompatibilités
Nour, mannequin libanaise, s’est fiancée à Mido, consultant égyptien dans l’immobilier. Cette relation semblait condamnée dès le départ, car ils se sont rapprochés après que leurs premiers choix respectifs se furent engagés avec d’autres candidats.
Ce duo explosif s’est séparé dès le cinquième épisode après de nombreux problèmes. Leurs personnalités semblaient constamment s’opposer et la rencontre en dehors des capsules a confirmé leurs divergences.
Connue pour son caractère affirmé et ses tenues très travaillées, Nour est devenue l’une des favorites de la saison.
Pourquoi l’émission fait autant réagir
La version arabe de cette émission est aussi surprenante, que drôle, addictive mais surtout riche en enseignement à bien des égards quant aux sociétés arabes. Dans «Love is blind Habibi», loin des clichés, se dévoile une autre facette de la complexité de la société arabe, des rapports entre hommes et femmes, tiraillés entre modernité et traditions, occidentalisation et profond attachement à une culture orientale et musulmane.
La qualité première de Love is blind, habibi, c’est ce melting-pot entre des gens ayant un socle commun (langue, religion) et des différences culturelles notables (traditions, mœurs, mindset, histoire).
Ce qui est fascinant avec « Love Is Blind, Habibi », ce n’est pas tant l’émission en elle-même, mais les réactions qu’elle engendre sur les réseaux sociaux. Des milliers de jeunes femmes réagissent, dissèquent chaque comportement masculin toxique, et montre que le sexisme reste inacceptable.
Les discours conservateurs deviennent ainsi un objet de débat public. Les spectatrices analysent les comportements, identifient les tentatives de contrôle et discutent des limites à poser dans une relation amoureuse.
Une ribambelle de red flags
Et c’est là où Shoelifer veut en venir. Sur l’ensemble des candidates féminines de Love is blind, habibi, il y en a seulement deux qui sont peut-être un peu trop superficielles, immatures. Ou tout simplement pas amoureuses de leur crush.
Mais du côté des mecs, c’est un carton plein ! Pas un qui n’ait un comportement ou des propos problématiques. Autrement dit, ce sont tous (ou presque) des red flags ambulants.
Évidemment, en bons “rajel”, les candidats masculins de Love is blind, habibi sont aussi des gros machos (et des enfants). Enfin, on ne peut pas le nier, les “Arabes” ont un sens du romantisme inégalé, chevaleresque et un peu suranné.
Ici, les hommes sont ultra-protecteurs et prêts à s’engager (pour de vrai). Ils vous lisent des poèmes et vous couvrent de surnoms délicieux (lumière de mon cœur, rêve de mes nuits, oui on exagère un peu).
À cette époque où l’amour paraît être devenu une maladie type peste ou choléra, ça fait du bien à nos petits cœurs tout mous (oui l’auteure de ces lignes est réac).

Depuis le buzz autour de l’émission, le jeune homme multiplie les lives, les stories et les posts sur Instagram. Accordons-lui au moins son sens de l’autodérision, puisqu’il s’en amuse lui-même sur Instagram.
Pour avoir toutes les réponses à nos questions, il va falloir patienter jusqu’au 1er novembre. Eh oui, Love is blind, habibi sera de retour sur Netflix pour le grand final ! Et si l’on en croit le trailer, ça va chauffer !
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