Pourquoi fête-t-on les morts le 1er novembre ?

En France, le 1er novembre est officiellement la fête de la Toussaint : l’Église honore tous les saints, connus ou inconnus. La commémoration de tous les fidèles défunts, souvent appelée « fête des morts », a lieu le 2 novembre, mais les deux dates sont fréquemment confondues.

Si les familles se rendent principalement au cimetière le 1er novembre, c’est parce que ce jour est férié en France. Elles disposent ainsi de davantage de temps pour entretenir les tombes, les fleurir et rendre hommage à leurs proches disparus, même si la commémoration officielle des morts se déroule le lendemain.

La Toussaint, une fête de tous les saints

Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ. Les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Église sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Évangile et au service de tous. La canonisation marque ensuite la reconnaissance officielle de certains Saints par l’Eglise.

Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles. La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ.

La Toussaint est une célébration joyeuse. Elle rappelle que la sainteté est accessible à tous, par des chemins variés. Les chrétiens sont invités à s’inspirer des saints, modèles de foi et d’amour.

Ce jour-là, l’Église fête particulièrement tous les saints qui ont contribué à construire et enrichir son histoire. La vie de ces saints constitue une véritable catéchèse, vivante et proche de nous. Elle nous montre l’actualité de la Bonne nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint parmi les hommes.

Témoins de l’amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement - ils ne sont pas devenus saints du jour au lendemain -, par leurs doutes, leurs questionnements… en un mot : leur humanité.

Bien que la Toussaint ne soit pas mentionnée dans la Bible, elle s’appuie sur des principes bibliques. Elle ne trouve pas son origine dans les textes bibliques, mais est une création de l’Église.

Une origine liée au culte des martyrs

L’histoire de la fête de la Toussaint trouve ses racines dans l’Église d’Orient, en Turquie, en Syrie ou encore en Égypte, au IVe siècle. À cette période, les Chrétiens célébraient la fête de tous les martyrs, en lien avec le culte des martyrs et des Saints.

Les martyrs, soit les chrétiens ayant préféré la mort à la renonciation de leur foi, constituent ainsi la majorité des premiers saints. Jusqu'au Ve siècle, le culte des saints se développe rapidement en chrétienté.

Les chrétiens d’Orient célébraient une fête en l’honneur des martyrs, ces croyants morts pour leur foi. Cette célébration avait lieu le dimanche suivant la Pentecôte.

Nombreuses sont les églises locales qui détiennent leur propre liste de saints et proposent des commémorations diverses à leur égard. Rapidement, l’Église va centraliser la pratique de cette dévotion aux saints et instaurer un jour officiel pour les célébrer tous ensemble.

La Toussaint a été longtemps célébrée à proximité des fêtes de Pâques et de la Pentecôte. Ce lien avec ces deux grandes fêtes donne le sens originel de la fête de la Toussaint : goûter déjà à la joie de ceux qui ont mis le Christ au centre de leur vie et vivre dans l’espérance de la Résurrection.

Pourquoi la Toussaint était-elle d’abord célébrée le 13 mai ?

Cette fête est ensuite arrivée à Rome et en Occident. En 609, le Pape Boniface IV se voit offrir le Panthéon de Rome, un temple païen en l’honneur de tous les dieux.

Il y fit alors transporter des ossements de martyrs provenant des catacombes et, le 13 mai de cette même année, consacra le Panthéon qui devient alors l’Église Sainte Marie aux Martyrs.

Lors de la consécration effectuée le 13 mai 609, le Panthéon devient un édifice sacré et porte le nom d’église Sainte-Marie aux Martyrs. Un certain nombre de reliques de martyrs sorties des catacombes romaines y sont placées.

Par la suite, tous les 13 mai était célébré l’anniversaire de cette consécration. De nombreux Chrétiens venaient assister à cette fête qui fut nommée la Fête des martyrs et de tous les saints.

Initialement, la fête de la Toussaint était donc célébrée le 13 mai.

Pourquoi la date du 1er novembre a-t-elle été choisie ?

Au VIIIe siècle, le Pape Grégoire III dédie une chapelle de la basilique Saint-Pierre à tous les saints. La fête, qui deviendra la Toussaint, commence ainsi à être associée au 1er novembre.

Le pape Grégoire III instaure la Toussaint à la date du 1ᵉʳ novembre, lorsqu'il consacre la chapelle de Saint-Pierre de Rome en l’honneur de tous les Saints. C’est le pape Grégoire IV qui contribua ensuite à diffuser cette célébration dans l’Europe chrétienne en fixant la date au 1er novembre.

Ce choix de date n’est pas anodin : il coïncide avec la fête celte de Samain, qui marquait la fin des récoltes. Depuis des temps lointains, les peuples celtes d’Irlande et de « Grande Bretagne » célébraient Samain à cette date, une fête dédiée aux morts qui marquait la fin d’un cycle, la fin de l’année celte et l’entrée symbolique dans l’hiver.

Fêtée dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, Samain est la première des quatre grandes fêtes religieuses du calendrier celte. Célébrée à la fin des récoltes, c’est une fête de passage qui marque à la fois le passage de la saison claire à la saison sombre, le début de la nouvelle année et l’ouverture, cette nuit-là, d’une porte entre ce monde-ci et celui des dieux et des esprits.

En 835, le Pape Grégoire IV, avec l’appui de l’empereur Louis le Pieux, impose donc la date du 1er novembre à toute la chrétienté afin de christianiser cette tradition, tout en conservant certaines coutumes : feux, lumière et mémoire des ancêtres.

Le choix de cette date visait également à offrir une alternative chrétienne aux festivités païennes des peuples celtes, notamment Samain, qui marquait traditionnellement l’entrée dans la saison des morts. La Toussaint remplace progressivement Samain au IXe siècle.

DateÉvénementSignification
IVe siècleFête des martyrs en OrientCélébration le dimanche suivant la Pentecôte
13 maiConsécration du Panthéon de RomeFête des martyrs et de tous les saints
VIIIe siècleChapelle de Saint-Pierre dédiée à tous les saintsAssociation progressive avec le 1er novembre
835Extension de la fête à toute la chrétientéLe 1er novembre devient la fête de tous les saints
2 novembreCommémoration des fidèles défuntsSouvenir et prière pour les morts

Quelle est la différence entre la Toussaint et la fête des morts ?

Le 1er novembre, jour de la Toussaint, correspond à une célébration de tous les saints, vivants et morts, connus ou inconnus. Le 2 novembre, quant à lui, est une journée dédiée au souvenir de tous les morts.

La Toussaint a lieu le 1er novembre et célèbre tous les Saints. La Fête des morts, aussi appelée Commémoration des fidèles défunts, a lieu le 2 novembre.

La Toussaint est donc une fête consacrée aux saints et à l’espérance de la vie éternelle. La commémoration des fidèles défunts est une journée dédiée à la mémoire de ceux qui sont morts et à la prière pour eux.

La Journée des défunts est à la fois une journée de commémoraison et une journée d’intercession. On fait mémoire des défunts et on prie pour eux.

Le 2 novembre, on pense à tous ceux qui nous ont quittés et que l’on n’oublie pas. On prie pour les défunts car ils ont besoin d’une purification pour être pleinement avec Dieu.

La communion des saints, c’est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a, dans le Christ, un lien mutuel et une solidarité entre les vivants et les morts.

Pour que la Toussaint, le 1er novembre, garde son caractère propre et qu’elle ne soit pas une journée des morts, Odilon, abbé de Cluny, vers l’an 1000, impose à tous ses monastères la commémoration des défunts par une messe solennelle le 2 novembre.

Cette journée n’est pas appelée « journée de prière » pour les défunts, mais « commémoraison » des défunts. À cette époque où la doctrine du purgatoire n’est pas encore élaborée comme à la fin du XIIe siècle, il s’agit plus de faire mémoire des défunts que de prier pour eux.

Au XVe siècle, les Dominicains inaugurèrent en Espagne l’usage de célébrer trois messes en ce jour. Le Pape Benoît XV a étendu à toute l’Église la possibilité de célébrer trois messes le 2 novembre en demandant de prier pour les nombreux morts de la guerre.

Pourquoi va-t-on au cimetière le 1er novembre ?

La tradition de se rendre au cimetière lors de la Toussaint trouve ses origines dans la volonté de la famille d’honorer la mémoire des défunts. C’est une démarche accomplie par de nombreuses personnes qui se rendent sur les tombes de leurs proches, même si la date peut varier selon les régions.

En France, où la Toussaint est un jour férié, cette journée est souvent l’occasion de fleurir les tombes avec des chrysanthèmes, considérées comme les fleurs des morts. Le 1er novembre étant férié, il est souvent utilisé pour fleurir les tombes.

La visite au cimetière n’est pas forcément liée à la pratique religieuse. C’est avant tout un acte de mémoire et de respect envers ceux qui nous ont quittés.

Pour beaucoup, cette visite, souvent accomplie une fois par an, est un moment de recueillement et de souvenir, une manière de rester en lien avec leurs proches disparus. La visite au cimetière lors de la Toussaint est donc un acte symbolique fort, qui fait du cimetière un lieu de recueillement pour exprimer son attachement à ses proches disparus et perpétuer leur mémoire.

Les chrysanthèmes et les autres symboles de la Toussaint

Depuis le XIXe siècle, le chrysanthème est devenu le symbole de la Toussaint. Cette fleur automnale, très résistante, décore les tombes et symbolise l’immortalité ainsi que le souvenir.

Ces fleurs colorées, résistantes et florissantes en automne sont associées aux hommages rendus aux défunts, à l’immortalité, au souvenir et à la fidélité. Leur floraison abondante et leurs couleurs en font une plante adaptée au fleurissement des tombes à cette période de l’année.

Les chrysanthèmes ont peu à peu remplacé les bougies déposées sur les tombes. Environ 25 millions de pots sont vendus chaque année en France le jour de la Toussaint.

En 1919, lors de la première commémoration de l’armistice de la Première Guerre mondiale, le gouvernement avait souhaité que toutes les sépultures soient fleuries. En novembre, le chrysanthème était la seule plante en quantité suffisante.

Depuis, elle est devenue la fleur de la Toussaint et de l’hommage aux défunts. Les cyclamens et la bruyère sont également parfaitement adaptés.

Un autre symbole fort de la Toussaint est la lumière, qui fait écho à la foule innombrable de Saints, représentant la lumière du Christ dans le monde. Lors de la Toussaint, des bougies allumées sont souvent placées sur les tombes.

Le Panthéon de Rome est également un symbole de la Toussaint, car il a été transformé en église dédiée à la Vierge Marie et aux martyrs, marquant ainsi l’institutionnalisation de cette fête.

Chrysanthèmes sur tombes au cimetière

Que fait-on le jour de la Toussaint en France ?

À la Toussaint, les pratiquants se rendent à la messe, voire participent la veille aux vêpres. Dans la tradition catholique, la messe de la Toussaint est une célébration joyeuse et une obligation religieuse.

C’est aussi l’occasion de réunir toute la famille autour d’un repas. Selon les régions, des pâtisseries sont confectionnées en l’honneur des défunts, comme les Salvatias en Corse ou les gâteaux des âmes en Bretagne.

En France, ces deux événements sont le plus largement rassemblés en une seule célébration. Fidèles et athées célèbrent ainsi indifféremment leurs défunts lors de ce jour férié.

Pourquoi le 1er novembre est-il férié en France ?

Le 1er novembre est un jour férié en France depuis 1802, date du Concordat entre Napoléon et le Pape Pie VII, qui a rétabli les fêtes religieuses dans le calendrier civil.

Le Concordat de 1801, signé avec Pie VII, a officialisé la Toussaint comme jour férié. La loi de 1905 en a maintenu le statut.

Ce statut a été confirmé par le Code du travail et reste un héritage de la tradition chrétienne, même dans une société sécularisée. La Toussaint a également sa place dans la liste des onze jours fériés reconnus dans le Code du travail.

La Révolution française provoque la suppression de la Toussaint, jusqu’à ce que Napoléon la restaure en 1802.

Halloween et Toussaint : deux fêtes différentes

Halloween est célébrée dans la nuit du 31 octobre. Elle trouve ses origines dans la fête celte de Samain, qui marquait la fin des récoltes et le début de l’hiver.

Les Celtes croyaient que, cette nuit-là, la frontière entre le monde des vivants et celui des morts s’amincissait, permettant aux esprits de circuler librement. Pour les apaiser, des offrandes étaient déposées et des feux allumés.

Le nom « Halloween » est une contraction de l’anglais « All Hallows’ Eve », « la veille de la Toussaint » en français.

Aujourd’hui, Halloween est surtout une fête ludique, centrée sur les déguisements effrayants, les bonbons et les décors macabres. Elle s’adresse particulièrement aux enfants et aux jeunes, et son ton est souvent fantaisiste ou angoissant.

À l’inverse de la Toussaint, qui est une fête chrétienne et spirituelle, dédiée au recueillement, Halloween est aujourd’hui principalement une fête culturelle et festive.

La Toussaint invite à la prière, au souvenir et à la célébration de la vie éternelle, tout en honorant la mémoire des défunts. Bien que ces deux célébrations soient proches dans le temps, elles poursuivent donc des objectifs différents.

La Toussaint selon les pays

La célébration de la Toussaint varie d’un pays à l’autre, en fonction des coutumes culturelles et des traditions locales. Elle peut être traditionnelle, triste ou festive, mais l’unique objectif est d’honorer les saints et de prier pour les proches disparus.

Dans le reste de l’Europe, de nombreux pays célèbrent également la Toussaint le 1er novembre. C’est le cas de la Belgique, du Luxembourg, de l’Autriche, de la Pologne et de la Hongrie, mais aussi de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal.

Certains pays comme la France, l’Italie ou l’Espagne ont établi un jour férié pour la Toussaint. En revanche, pour certains pays marqués par le Protestantisme comme l’Angleterre, l’Allemagne ou les pays nordiques, le 1er novembre n’est pas férié.

En Espagne

En Espagne, la Toussaint est appelée « Dia de Todos los Santos » (Jour de Tous les Saints). Comme en France, la tradition commune est que les familles se retrouvent au cimetière pour honorer leurs proches.

Elles viennent y déposer un bouquet et souvent elles passent la journée ensemble autour d’un repas. L’occasion de manger des beignets « huesos de santos » (en français les os des saints).

La fête varie selon la région. Par exemple, à Cadix, les gens et les étals de nourriture sont déguisés tandis qu’en Catalogne c’est la fête de la châtaigne.

En Italie

En Italie, la Toussaint ressemble à la tradition française avec les visites aux cimetières, les chrysanthèmes et les messes spéciales en mémoire des saints.

Toutefois, le 2 novembre est une journée festive, la Festa dei morti, en l’honneur des défunts qui, selon la légende, retournent durant la nuit sur la terre depuis l’au-delà.

Ainsi, en Sicile, dans la nuit du 1er au 2 novembre, des cadeaux sont déposés par les défunts sous l’oreiller des enfants. Les Italiens confectionnent aussi des douceurs : ossa di morti, pan dei morti et dita di apostolo en l’honneur de leurs proches disparus.

À Palerme notamment, le 2 novembre, on offre des gâteaux aux enfants ainsi que des cadeaux, provenant des morts, au cours de banquets familiaux. Dans la rue, les commerçants vendent des biscuits recouverts de sucre blanc, l’ossa dei morti, signifiant « les os des morts ».

En Pologne

La Pologne est un pays très catholique où la Toussaint est un jour férié doublement important. En effet, en plus d’être une fête chrétienne, la Toussaint vient aussi d’une ancienne fête slave, Dziady (Aïeux).

Selon les vieilles croyances, les âmes des ancêtres revenaient sur terre pour rendre visite à leurs familles en passant par les cheminées. Aussi, il est traditionnel de faire des feux de joie au carrefour, pour leur montrer le chemin de retour et les réchauffer.

Dans une ambiance triste et sérieuse, les Polonais rendent hommage à leurs proches décédés en allant au cimetière. Ils décorent les tombes de lampions et de fleurs, y allument des bougies et prient.

Au Mexique

Au Mexique, la Toussaint est le début de la célébration du « Dia de los Muertos » (Jour des Morts), du 1er au 2 novembre. Cette fête est un mélange de rites religieux pré-hispaniques et de fêtes chrétiennes.

Le 1er novembre, les Mexicains se recueillent pour rendre hommage aux saints et aux enfants décédés. Le 2 novembre, c’est El Dia de los Muertos, tradition d’origine aztèque selon laquelle mourir était un honneur.

Dans les rues, les gens sont maquillés et déguisés avec des couleurs vives pour accueillir les âmes qui reviennent sur Terre pour leur rendre visite durant ces deux jours.

Les familles décorent les tombes, construisent des autels à la maison avec des offrandes pour les âmes des défunts et participent à des processions et à des célébrations festives.

Aux Philippines

Aux Philippines, la Toussaint est appelée « Araw ng mga Patay » (Jour des Morts). Pour célébrer la mémoire de leurs proches, les Philippins ont droit à plusieurs jours pour se rendre au cimetière.

La veille, sur place, les familles s’installent. Elles nettoient les tombes, les fleurissent, allument des bougies et dorment sur place.

Le lendemain, jour de la commémoration, elles font la fête, jouent, dansent entre les sépultures et partagent un festin.

Pour l’occasion, des « gâteaux d’âme » sont confectionnés en l’honneur des défunts, puis partagés entre les membres de la famille et distribués aux pauvres.

Dans d’autres traditions

En Chine, on ne fête pas la Toussaint mais le Qing Ming. Début avril, ce jour qui signifie « clair et lumineux » est celui pendant lequel les Chinois vont sur les tombes des défunts pour les balayer et ainsi honorer leur mémoire.

Au Japon, c’est le O-bon, la « fête des âmes », qui se déroule du 13 au 15 août. Durant cette célébration d’origine bouddhique, les Japonais accrochent des lanternes à leur maison dans le but d’accueillir et raccompagner les âmes des ancêtres.

À Madagascar, certaines communautés malgaches pratiquent le « retournement des morts » tous les 5 à 10 ans, une cérémonie familiale dédiée aux ancêtres.

Aux Antilles et en Guadeloupe, la Toussaint revêt une grande importance. On y illumine les tombes de nombreuses bougies et de cierges.

La Toussaint chez les catholiques, les orthodoxes et les protestants

La Toussaint est fêtée principalement par les catholiques et les orthodoxes. Elle est une fête chrétienne célébrée principalement par les catholiques.

Elle ne figure pas parmi les célébrations pratiquées par les protestants. En effet, l’un des fondements du protestantisme ayant conduit à la rupture avec la Papauté au XVIe siècle est justement le refus des Protestants de pratiquer le culte des saints.

Les Saints sont reconnus pour leur fidélité à l’Évangile et leur service de tous, offrant ainsi un exemple de sainteté à suivre. La Toussaint symbolise aussi l’union spirituelle entre les croyants sur terre et au ciel.

Cette fête n’est pas seulement un moment de célébration, mais aussi de prière, en particulier pour les défunts, dans une commémoration le lendemain, le 2 novembre.

La place de la mémoire des morts aujourd’hui

La Toussaint est ancrée dans les traditions culturelles et religieuses. C’est un moment où les membres de la famille se retrouvent pour rendre visite à leurs proches disparus et honorer leur mémoire.

Si cette commémoration est spécifique à la religion chrétienne, les autres religions célèbrent aussi leurs morts et leurs saints. Les hindouistes célèbrent leurs ancêtres lors de la fête appelée « Pitru Paksha ».

Pendant 15 jours, des rituels sont effectués pour les défunts. En revanche, les proches décédés sont célébrés au quotidien par les musulmans lors de leurs prières.

La Toussaint est donc une fête qui existe depuis de très nombreuses années. D’origine non biblique, cette célébration a connu plusieurs évolutions pour arriver à la signification qu’elle connaît aujourd’hui.

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