Comment retarder ou éviter ses règles pendant un voyage de noces : méthodes sûres

Oui, il est possible de retarder ses menstruations pour un voyage de noces ou un événement spécial, principalement grâce à certaines contraceptions hormonales ou à un traitement progestatif prescrit par un professionnel de santé. La méthode la plus adaptée dépend notamment de votre contraception actuelle, de la régularité de votre cycle, de vos antécédents médicaux et de vos besoins en matière de contraception.

Les solutions médicales permettent de décaler les saignements, mais elles ne sont pas infaillibles et ne doivent pas être improvisées. Les méthodes dites naturelles, comme le citron, le vinaigre, la gélatine, les bains chauds ou les plantes, n’ont pas prouvé leur efficacité pour retarder les règles et certaines peuvent présenter des risques.

Les méthodes médicales les plus fiables pour décaler ses règles

Les contraceptifs sont les seules méthodes prouvées scientifiquement pour retarder ou stopper ses règles. Trois modes de contraception peuvent arrêter les menstruations et causer une aménorrhée temporaire. En effet, vos règles reprendront à l'arrêt de ces contraceptifs :

  • La pilule contraceptive peut être prise en continu ou permettre d’enchaîner deux plaquettes.
  • Le dispositif intra-utérin hormonal peut réduire fortement les règles et parfois les faire disparaître.
  • L’implant contraceptif peut diminuer l’apparition des règles et entraîner leur arrêt complet chez certaines femmes.

Pour les personnes qui n’utilisent pas de contraception hormonale mais souhaitent retarder leurs règles de manière ponctuelle (par exemple, pour des vacances), votre médecin peut prescrire un traitement à base de progestatifs (comme la noréthistérone). Ce médicament doit être commencé quelques jours avant la date prévue des règles et pris pendant toute la durée souhaitée du décalage.

La noréthistérone pour un report ponctuel

L'option la plus courante est la noréthistérone, un progestatif sur ordonnance qui repousse les menstruations jusqu'à 17 jours lorsqu'il est pris correctement. La noréthistérone est généralement considérée comme la meilleure option spécifiquement pour retarder les menstruations.

  • La plus couramment prescrite
  • Forme synthétique de la progestérone
  • Prise 3 jours avant les menstruations prévues
  • Peut retarder les menstruations jusqu'à 17 jours

Si vous prenez un médicament à base de noréthistérone : vous devez commencer à le prendre au moins 3 jours avant le début prévu de vos règles ; vous pouvez retarder vos règles de maximum 2 semaines avec ce médicament; si vous prenez ce médicament longtemps, vous pouvez avoir des saignements entre vos règles (métrorragies) ; vos règles normales reprennent 2 à 3 jours après l’arrêt de ce médicament.

Pour la plupart des femmes, les pilules pour retarder les menstruations fonctionnent lorsqu'elles sont prises correctement. L'efficacité varie d'une personne à l'autre, et le moment de la prise importe plus que la plupart des gens ne le réalisent.

À quoi faut-il s’attendre ?

  • Taux de réussite : prise selon l'ordonnance, la noréthistérone (le médicament le plus courant pour retarder les menstruations) parvient à retarder les menstruations chez environ 70 à 80 % des femmes.
  • Le moment est crucial : pour une efficacité maximale, vous devez commencer à prendre le médicament 3 jours avant la date prévue du début de vos menstruations.
  • Durée du report : ces pilules peuvent généralement retarder vos menstruations jusqu'à 17 jours, bien que certains médecins puissent les prescrire pour des durées plus courtes.
  • Saignements intercurrents : même si les pilules retardent avec succès votre flux principal, certaines femmes peuvent présenter de légers microsaignements ou des saignements intercurrents.
  • Réponse individuelle : l'efficacité peut varier d'une personne à l'autre.
  • La régularité compte : prendre les pilules à la même heure chaque jour peut contribuer à améliorer leur efficacité.
  • Pas infaillible : ces pilules fonctionnent la plupart du temps, mais elles ne garantissent pas que vos menstruations ne débuteront pas.
  • Cycles subséquents : après l'arrêt du médicament, vos prochaines menstruations devraient survenir en quelques jours.

Les règles reviennent généralement quelques jours après l’arrêt du traitement. Toutefois, il peut falloir un cycle ou deux pour que vos menstruations reviennent à leur rythme habituel.

Autres progestatifs ponctuels

Si vous prenez un médicament à base de lynestrénol : vous devez le prendre 4 à 5 jours avant le début prévu de vos règles ; vous pouvez le prendre plus de 2 semaines ; si vous avez des saignements entre vos règles, vous pouvez augmenter un peu la dose pendant 3 à 5 jours.

La médroxyprogestérone (Depo-Provera) existe sous forme injectable et orale. Prise par voie orale, elle peut régulariser efficacement les cycles menstruels et retarder les menstruations en stabilisant la muqueuse utérine.

L’acétate d’ulipristal (Ella) est un contraceptif d’urgence qui peut retarder l’ovulation. Il n’est pas principalement utilisé pour retarder les menstruations.

Décaler les règles avec une pilule contraceptive

Si vous prenez une pilule contraceptive, vous pouvez l’utiliser pour retarder les règles. En effet, elle contient déjà des progestatifs. La méthode dépend du type de pilule que vous prenez.

Pour retarder les règles, il suffit d’enchaîner les plaquettes sans faire de pause ni prendre les placebos. Cette pratique ne présente pas de risque pour la santé, mais elle doit être adaptée au type de pilule utilisé et discutée avec une professionnelle de santé.

Pilule œstroprogestative monophasique

Si vous prenez une pilule monophasique, vous avez l’habitude de prendre une pilule pendant 21 jours, puis d’arrêter pendant 7 jours. Pour retarder vos règles, terminez votre plaquette de pilules et enchaînez avec une autre plaquette pendant 5 jours. Ensuite, arrêtez et vos règles viendront quelques jours après.

Pour les plaquettes contenant 21 comprimés et nécessitant 7 jours d’arrêt, il suffit d’enchaîner deux plaquettes sans faire de pause. Pour les plaquettes contenant 28 comprimés (dont 7 placebos lors des règles), il ne faut pas prendre les placebos et enchaîner directement avec une nouvelle plaquette après la prise des 21 premiers comprimés.

Si vous voulez retarder vos règles plus longtemps, vous pouvez prendre 2 ou plusieurs plaquettes entières de suite sans interruption, puis ne plus rien prendre pendant 7 jours. C’est à ce moment que vos règles reviendront.

Plaquettes de 28 comprimés

Si vous avez des plaquettes de 28 pilules, prenez les 21 premières pilules, laissez les 7 dernières, et recommencez une autre plaquette. Les sept derniers comprimés sont en quelque sorte des « fausses pilules » destinées à aider à ne pas oublier de recommencer une plaquette après les sept jours d’interruption.

Pilules combinées séquentielles, biphasiques ou triphasiques

Vos pilules peuvent être dosée de manière différente. Elles peuvent donc être : monophasique, c’est-à-dire que la dose d’hormones est la même pour toutes les pilules de la plaquette ; combinées séquentielles, biphasiques et triphasiques.

Dans ces cas, la dose d’hormones change en fonction du moment du cycle. Donc en fonction de leur place sur la plaquette. Votre professionnelle de santé pourra vous indiquer la marche à suivre spécifique à votre contraception.

Pilule progestative seule

Les pilules progestatives seules (micro-pilules) ont un mode de fonctionnement différent et ne permettent pas de décaler les règles de la même manière.

Si vous prenez une minipilule, vous devrez prendre en plus des comprimés contenant de la noréthistérone. Vous devrez donc prendre 2 pilules en même temps, car la minipilule est trop légère. Vous pouvez aussi changer temporairement de pilule.

Si vous prenez une pilule sans interruption : ce sera un peu plus délicat. En effet, pour vous aider à ne pas oublier votre pilule, il existe des plaquettes de 28 pilules dosées différemment.

Patch contraceptif et anneau vaginal

Le patch contraceptif et l’anneau vaginal, comme la pilule œstroprogestative, permettent de décaler les règles en prolongeant leur utilisation sans la période d’arrêt habituelle.

Pour les anneaux vaginaux et patchs, il suffit de changer le dispositif après 3 semaines sans tenir compte de la semaine d’arrêt. Par exemple, pour le patch, il suffit de coller un nouveau patch après trois semaines au lieu de faire la semaine de pause. Pour l’anneau vaginal, on insère un nouvel anneau immédiatement après avoir retiré le précédent.

Il est conseillé de solliciter un avis médical avant d’y avoir recours. Pour supprimer vos règles de façon prolongée (plus d’un mois), un médecin généraliste, une sage-femme ou un gynécologue peut vous orienter vers un dispositif adapté, mais ne prenez pas la décision seule de prendre votre pilule en continu.

Contraceptions hormonales à plus long terme

DIU hormonal

Le DIU hormonal (stérilet hormonal) : Ce dispositif intra-utérin libère des hormones progestatives directement dans l’utérus. Il est très efficace pour réduire l’abondance et la durée des règles, et chez de nombreuses utilisatrices, il entraîne une aménorrhée (absence de règles) complète après quelques mois d’utilisation.

Sa durée d’action est de plusieurs années (généralement 3 à 5 ans selon le modèle). Inséré au fond de l’utérus par un médecin ou un gynécologue, le stérilet hormonal, ou DIU progestatif, diffuse un progestatif de synthèse (le lévonorgestrel) dans l’organisme.

Le stérilet en cuivre ne bloque pas votre cycle menstruel, vous aurez donc toujours vos règles avec ce dernier et elles seront même plus abondantes les premiers temps.

Implant contraceptif

L’implant contraceptif : Ce petit bâtonnet inséré sous la peau du bras libère également des progestatifs en continu. Il peut entraîner une absence de règles chez certaines personnes, ou des saignements irréguliers chez d’autres. Son efficacité contraceptive dure 3 ans.

Placé sous la peau du bras par un médecin, l’implant contraceptif libère, en continu, un progestatif qui permet de stopper l’ovulation. Ce contraceptif a tendance à diminuer l’apparition des règles. Chez certaines femmes, les menstruations s’arrêtent complètement pendant le port de l’implant.

Injection contraceptive

L’injection contraceptive : Administrée tous les trois mois, cette injection de progestatifs peut également entraîner une absence de règles. C’est une option pour celles qui préfèrent une méthode non quotidienne.

Ces méthodes sont-elles sans danger ?

La réponse est claire : non, il n’y a aucun danger pour la santé à arrêter ou retarder ses règles sous surveillance médicale. Les saignements menstruels sont le résultat d’un cycle hormonal et non une nécessité physiologique pour la santé.

De nombreuses femmes dans le monde ont des cycles irréguliers ou des aménorrhées naturelles sans que cela ne pose de problème de santé. Au contraire, pour les personnes souffrant de règles très douloureuses (dysménorrhée) ou très abondantes (ménorragies), l’arrêt des règles peut considérablement améliorer leur qualité de vie et prévenir des complications comme l’anémie.

Pour la plupart des femmes, les comprimés pour retarder les menstruations sont sécuritaires lorsqu'ils sont pris selon l'ordonnance. Ces comprimés sont conçus pour un usage occasionnel et de courte durée. Un usage prolongé ou fréquent n'est pas recommandé.

Contre-indications et précautions

Les comprimés pour retarder les menstruations ne conviennent pas aux femmes présentant certaines affections, telles que :

  • Antécédents de caillots sanguins
  • Problèmes hépatiques
  • Certains types de cancer
  • Saignements vaginaux inexpliqués

Les comprimés peuvent interagir avec d'autres médicaments, y compris certains antibiotiques et antiépileptiques. Ils ne sont pas des contraceptifs.

Le risque cardiovasculaire comprend une légère augmentation du risque de caillots sanguins, surtout chez les fumeuses de plus de 35 ans. Ces comprimés ne devraient être pris que sous la supervision d'un professionnel de la santé en mesure d'évaluer vos facteurs de risque individuels.

Le risque lié à la grossesse doit également être pris en compte : ces comprimés ne sont pas des contraceptifs. S'ils sont pris alors que vous êtes enceinte sans le savoir, il existe un léger risque de masculinisation d'un fœtus de sexe féminin.

Effets secondaires possibles

La plupart des femmes tolèrent bien la noréthistérone, mais des effets secondaires surviennent. Les effets secondaires courants peuvent comprendre :

  • Nausées
  • Maux de tête
  • Sensibilité ou douleur des seins
  • Changements d'humeur, y compris dépression ou anxiété
  • Saignements irréguliers ou microsaignements
  • Rétention d'eau
  • Ballonnements
  • Changements de la libido

Les effets secondaires moins courants comprennent les réactions cutanées (acné, éruption), la perte de cheveux ou la pilosité accrue, les étourdissements, la fatigue, l’insomnie et les troubles gastro-intestinaux.

Les effets secondaires rares mais graves comprennent les caillots sanguins (thrombose), la jaunisse et les réactions allergiques graves.

Un usage prolongé peut affecter la densité osseuse. Il peut potentiellement masquer les symptômes de la ménopause chez les femmes plus âgées.

Quand consulter rapidement ?

Signalez immédiatement tout effet secondaire inhabituel ou grave. Consultez immédiatement un médecin si vous présentez des signes de caillot sanguin (douleur intense à la jambe, douleur thoracique, essoufflement soudain).

Si quelque chose d'inhabituel survient après la prise du médicament, faites-vous examiner. Informez votre médecin de toute affection préexistante.

Pourquoi les méthodes naturelles ne sont pas fiables

Internet regorge de conseils et d’astuces pour retarder ou arrêter ses règles par des moyens « naturels » : boire du jus de citron, du vinaigre de cidre, prendre des bains chauds, consommer de la gélatine, ou encore des infusions de plantes diverses.

Face à ces suggestions, il est impératif d’être extrêmement vigilant : aucune de ces méthodes n’a prouvé son efficacité scientifiquement pour influencer le cycle menstruel, et certaines peuvent même présenter des risques pour la santé.

Le cycle menstruel est un processus complexe, finement régulé par un équilibre hormonal délicat. Les hormones (œstrogènes et progestérone) agissent sur l’utérus pour préparer une éventuelle grossesse.

Les règles surviennent lorsque cet équilibre hormonal chute, entraînant le détachement de la muqueuse utérine. Des aliments ou des pratiques non médicales n’ont tout simplement pas le pouvoir d’interférer de manière significative avec ce mécanisme physiologique.

Les témoignages d’efficacité que l’on peut trouver en ligne relèvent souvent de l’effet placebo, d’une coïncidence (les règles peuvent naturellement varier en durée et en intensité), ou d’une mauvaise interprétation.

Risques des remèdes non validés

Boire de grandes quantités de jus de citron ou de vinaigre peut gravement endommager l’émail des dents, irriter l’œsophage et l’estomac, et perturber l’équilibre acido-basique du corps.

Ces pratiques peuvent entraîner des brûlures d’estomac, des ulcères, et à long terme, des problèmes digestifs chroniques.

Certaines plantes ont des propriétés médicinales, mais leur utilisation doit être encadrée par une professionnelle de santé (médecin, phytothérapeute). Leur efficacité pour retarder les règles n’est pas prouvée, et leur consommation à fortes doses peut être toxique, interagir avec des médicaments, ou provoquer des effets secondaires indésirables (troubles digestifs, réactions allergiques, etc…).

Bien que le stress ou une activité physique intense puissent parfois influencer le cycle menstruel (retardant les règles ou les rendant plus légères), les utiliser délibérément et de manière excessive pour tenter de stopper les règles peut être risqué.

Les bains très chauds peuvent provoquer des malaises, et un surentraînement physique peut entraîner des déséquilibres hormonaux plus graves, voire une aménorrhée pathologique, qui nécessite une prise en charge médicale.

Le corps est un système complexe. Tenter de le manipuler avec des méthodes non prouvées et potentiellement agressives peut avoir des conséquences imprévues et néfastes sur la santé générale.

Prévoir le calendrier du voyage de noces

Repérer les dates de ses règles peut aider à organiser un voyage de noces, surtout lorsque les dates de congé sont flexibles. Pour utiliser cette technique, notez « J1 » le premier jour intense de vos saignements, et ce durant plusieurs mois.

Dès qu’un nouveau J1 se présente, inscrivez le nombre de jours écoulés depuis le précédent (sans inclure le nouveau). Vous obtenez alors la durée de votre cycle du mois passé.

Renouvelez cette méthode sur plusieurs semaines, afin d’établir une moyenne qui vous permettra de connaître l’arrivée de votre prochaine semaine rouge. Suivre son cycle sur un calendrier est une bonne méthode pour calculer la date de son prochain J1.

Les cycles parfaits de 28 jours ne sont pas une majorité, votre futur J1 peut donc graviter autour. C’est le cas d’autant plus en voyage où nos habitudes sont bouleversées.

Les femmes avec un cycle irrégulier peuvent connaître la date de leurs prochaines menstruations. Si vous connaissez plus ou moins votre période de saignements et si vos dates de congés sont flexibles, prévoyez de partir quelques jours après le début du fameux J1.

Ce moment est en effet le plus propice, car les femmes ont en général plus d’énergie. La deuxième semaine se prête aussi aux activités.

Évitez autant que possible la semaine avant vos menstruations qui est souvent la plus difficile en raison de la chute d’hormones. Vous risquez alors d’être plus sujette à la fatigue.

De plus, comme expliqué précédemment, la précision est rare et il se peut que votre J1 n’arrive pas le jour attendu. Il est donc plus opportun de prévoir une petite marge.

Sous contraception hormonale, les règles sont artificielles. Ce sont en réalité des hémorragies de privation. Si vous prenez la pilule par exemple, vous pourrez connaître vos périodes de saignements en comptant les comprimés.

Si le voyage dure plus de trois semaines

Pour celles qui partiraient plus de trois semaines, il existe deux solutions :

  • Vous prenez la pilule : prévoyez un rendez-vous avec votre médecin ou gynécologue pour envisager de continuer votre cycle avec une autre plaquette.
  • Vous ne prenez pas la pilule : prévoyez alors une semaine de repos ou des activités sans réservation.

Ainsi, vous pourrez voir au jour le jour selon vos envies et votre vitalité. Pas de pression, vous profitez de vos vacances à votre rythme.

Restez tout de même attentive à votre réserve d’énergie et pensez à bien vous nourrir pour être en forme durant l’excursion.

Que faire si les règles arrivent malgré tout ?

Avoir ses règles en voyage de noces n’est pas nécessairement une catastrophe. Avec un peu d’organisation, vous pouvez vivre pleinement votre séjour, même si le traitement n’a pas empêché les saignements ou si vous avez choisi de ne pas modifier votre cycle.

Choisir les protections adaptées

Il existe différentes sortes de protections périodiques : jetables ou réutilisables, externes ou internes, etc. Sachez que vous êtes libres de vos choix, vous devez simplement avoir une pleine connaissance des risques et de la bonne utilisation liés à chacune.

L’efficacité de chacune dépendra de vos activités et de ce qui vous met la plus à l’aise. Pour cette raison, il n’en existe pas de meilleure. Vous pouvez même en combiner plusieurs, selon les situations.

Posez-vous ces cinq questions avant de déterminer qui vous accompagnera pour partir :

  1. Comment est mon flux tout au long de mon cycle : fort, faible, entre les deux ?
  2. Les conditions seront-elles réunies pour m’assurer une hygiène intime sans faille ?
  3. Y aura-t-il des toilettes accessibles toutes les 4 ou 5 heures en moyenne ?
  4. Vais-je avoir envie de me baigner si j’en ai la possibilité ?
  5. Sera-t-il possible de laver mon linge ?

Tampons

Les tampons sont des protections dites « internes ». Ils ne se voient pas et peuvent être portés à la plage et à la piscine.

Prenez soin de connaître votre flux (la quantité de sang perdue) pour choisir la bonne taille. Ne pas garder la nuit.

Attention cependant, ils doivent être changés toutes les 4 heures (au maximum), car il existe un risque de choc toxique lié à la macération du sang.

Évitez de porter ces protections si vous n’êtes pas sûre d’avoir accès à des toilettes. Lors de déplacements en bus de nuit ou de très longues marches, il n’est pas toujours facile de changer son tampon.

Serviettes hygiéniques

Les serviettes, jetables ou lavables, sont des protections « externes » et donc moins adaptées aux plaisirs estivaux. Elles sont toutefois utiles la nuit pour éviter de porter un tampon par exemple.

Comme pour le tampon, choisissez le modèle selon votre flux et le moment de la journée (jour, nuit, activité qui nécessite de faire des mouvements).

Elle est très pratique pour celles qui n’aiment pas les protections internes et existe en format jetable ou lavable. Attention à bien peser le pour et le contre en fonction de votre destination si vous choisissez l’option lavable.

Les protections externes nécessitent, elles aussi, d’être renouvelées souvent pour éviter la prolifération de bactéries.

Culotte menstruelle

En début ou en fin de cycle, la culotte de règles est également une très bonne alternative. À adapter selon l’abondance des saignements.

Vous pouvez en plus prévoir un petit sac pour les moments où il ne sera pas possible de la laver.

Coupe menstruelle

La coupe menstruelle est, elle aussi, une protection interne. Elle a l’avantage de pouvoir être gardée pendant 12 heures (au maximum et selon le flux).

Elle peut être portée dans l’eau. En revanche, elle demande d’être vidée et nettoyée scrupuleusement pour éviter l’introduction de bactéries.

Il est donc préférable d’avoir accès facilement à des toilettes lorsque l’on opte pour une cup. Lors de déplacements en bus de nuit ou de très longues marches, il n’est pas toujours facile de vider sa cup.

Disponible avec son stérilisateur pliable, à mettre au micro-ondes ou à remplir d’eau bouillante directement. Très pratique pour la nettoyer partout en voyage.

Attention : la cup a longtemps fait l’objet d’une idée fausse et néfaste à ses utilisatrices. Il est dangereux de la porter longtemps, une cup se vide régulièrement. Comme les tampons, elle n’échappe pas au risque du syndrome du choc toxique.

Maillot de bain menstruel

Le maillot de bain menstruel est une bonne alternative pour se baigner lorsqu’on saigne. Il peut être utilisé quand vous avez vos règles à la piscine ou à la plage.

Flux instinctif libre

Il ne s’agit pas d’une protection hygiénique, mais je trouve intéressant de le mentionner ici. Le FLI ou continence menstruelle est une technique qui consiste à vider le sang aux toilettes, comme lorsque vous urinez.

C’est une méthode qui s’apprend et peut s’avérer très pratique en voyage.

Adapter la protection aux activités

Concernant les protections externes, elles sont intéressantes lorsque vous effectuez de longs trajets ou encore la nuit. Les protections internes quant à elles, sont très utiles pour se baigner ou pratiquer un sport dynamique avec ses menstruations.

Vous les apprécierez très probablement si vous avez vos règles en randonnée. Évitez cependant de porter ces dernières si vous n’êtes pas sûre d’avoir accès à des toilettes.

Dans les deux cas, pensez toujours à prévoir une petite bouteille d’eau ainsi qu’un paquet de mouchoirs, afin de vous assurer une hygiène minimale.

Le meilleur moyen de ne pas se retrouver en panique avec une protection qu’on ne gère pas, c’est de l’essayer sur plusieurs cycles. Vous pourrez ainsi vérifier au fil des semaines et des circonstances si cette dernière vous convient.

Néanmoins, ce qui convient à l’une ne convient pas à l’autre, il est donc important de prendre ce temps maintenant pour ne pas stresser plus tard.

Ainsi, qu’il s’agisse d’un tampon, d’une serviette ou d’une culotte menstruelle, prenez l’habitude d’y avoir recourt dans un lieu serein et tranquille.

Préparer sa valise pour éviter les imprévus

Maintenant qu’elles sont sélectionnées et testées, faites le plein ! Si vous partez en vacances de courte durée, la charge mentale liée au nombre de protections sera moindre.

Toutefois, si votre voyage est plus long, je vous conseille vivement de prévoir les quantités nécessaires pour ne pas avoir à vous tracasser une fois sur place.

D’autant plus si vous partez à l’étranger, en Asie ou en Amérique du Sud par exemple. Ce qui est vendu chez nous ne l’est pas toujours ailleurs.

Ou du moins j’imagine que vous ne souhaitez pas gâcher une journée de balade à chercher une pharmacie ou une boutique qui propose ce dont vous avez besoin.

Dans certains pays, on ne trouve pas de tampons avec applicateur par exemple. Ils sont tout simplement interdits à la vente et les solutions de remplacement sans plastique n’existent pas non plus.

Vous n’aurez à votre disposition que des tampons à insérer soi-même. Si on n’aime pas cette méthode ou qu’elle est difficile à réaliser en jours de flux intense, prévoir plus de tampons dans sa valise peut être une bonne idée.

Par ailleurs, les composants chimiques des protections jetables ne sont pas identiques partout. Utiliser votre marque habituelle en l’emmenant dans vos bagages sera alors préférable.

Plusieurs méthodes sont possibles :

  • Vous renseigner sur le ou les pays de destination afin de savoir s’il est nécessaire de partir avec un petit stock tout prêt dans son backpack.
  • Dans le cas d’un voyage multi-destinations, refaire un plein dès que l’un des pays visités propose vos produits.
  • Pour connaître les protections vendues au sein des différents pays, vous pouvez questionner les voyageuses présentes sur les forums ou autour de vous.
  • Demandez à la famille ou aux amis qui vous rendent visite de vous ramener ce dont vous avez besoin.

Prévoir des vêtements de secours

Même si on a pris soin de choisir et tester ses protections hygiéniques, une fuite n’est jamais loin. Avoir un flux intense en début de cycle menstruel est souvent source de stress et tâcher un habit qu’on adore peut vite tourner au drame.

Pour éviter l’angoisse du regard des autres ou du sang sur son short préféré, on prévoit les vêtements adéquats à mettre également dans sa valise. Ils auront l’avantage de vous rassurer et vous feront sentir comme dans un petit cocon.

  • Des pantalons confortables et/ou foncés et qui ne serrent pas à la taille.
  • Des robes ou jupes longues.
  • Des vêtements que vous ne craignez pas de tâcher.
  • Plusieurs culottes de rechange dont une à toujours garder à proximité.
  • Plusieurs bas de pyjamas.
  • Des gilets ou pulls qui couvrent les fesses.

Bien sûr, cette liste ne sera pas utile à tout le monde. Certaines femmes sont très à l’aise avec leurs menstruations et n’ont pas peur à l’idée d’avoir une tâche.

D’autres peuvent littéralement se gâcher leur séjour à vérifier constamment si rien n’a coulé ou à se demander si une fuite est possible. Chacune a le droit de vivre sa semaine rouge comme elle l’entend, sans avoir honte de ne pas oser le pantalon blanc.

Gérer les douleurs et la fatigue pendant le voyage

Anticipez les douleurs menstruelles. Les règles provoquent parfois des douleurs très intenses qui peuvent contrarier une journée de vacances.

Là encore, soyez prévoyante et emportez avec vous de quoi vous soulager : un anti-douleur type paracétamol ou ibuprofène et une bouillotte, car la chaleur calme les douleurs menstruelles.

Évitez l’aspirine qui fluidifie le sang, ce qui n’est pas franchement l’idéal pendant les règles. Il est important de demander conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament, notamment en cas d’antécédents médicaux ou de traitement en cours.

Durant les premiers jours de vos règles, vous pouvez parfois vous sentir plus faible qu’à votre habitude. Pour retrouver rapidement la pêche, pensez à bien vous hydrater tout au long de la journée.

Essayez au maximum de manger sain et nourrissant. N’hésitez pas à consommer suffisamment d’aliments riches en fer, car il arrive de souffrir de carence lorsque les règles sont abondantes.

Au menu ? Fruits à coque, céréales complètes, légumes verts, poissons … Sans oublier de consommer suffisamment de protéines et de féculents pour retrouver votre énergie.

Autrement, pensez à bien dormir et faites (un peu) de sport. L’activité physique permet au corps de sécréter des hormones synonymes de bien-être : les endorphines.

Aucune activité n’est interdite ou déconseillée durant les règles. Vous pouvez tout faire ! Néanmoins, si vous savez que le premier jour de vos menstruations est généralement difficile, ne prévoyez pas d’activités d’aventure ou sportives ce jour-là.

Restez plutôt au calme et remettez au lendemain vos projets. Piscine, mer, cinéma, petite promenade, … Il y a tellement d’activités tranquilles à faire durant les vacances : vous trouverez forcément votre bonheur.

Hygiène intime et baignade

En vacances ou à la maison, votre hygiène intime doit être irréprochable tout au long de l’année, et notamment durant vos règles.

Évitez les savons et les gels douche qui peuvent être irritants avec la muqueuse. Optez plutôt pour un nettoyant intime doux au pH compris entre 4 et 6.

Pratiquez votre toilette une fois par jour et avec douceur. Vous vous sentirez plus fraîche pour vos vacances !

Il est important d’avoir conscience que certains pays considèrent les menstruations comme encore très taboues et que l’hygiène menstruelle y est peu voire pas présente.

Il est important d’en avoir bien conscience pour choisir la protection hygiénique qui ne mettra pas en péril votre santé.

Relations sexuelles pendant les règles

Les relations intimes sont possibles durant les règles, à condition que vous et votre partenaire soyez à l’aise avec cela.

Attention cependant, le sang des règles favorise la transmission de maladies et infections sexuellement transmissibles d'où l'importance du préservatif.

Si vous ou votre partenaire n’avez pas fait le test de dépistage du VIH, protégez-vous. En dehors de vos règles aussi, évidemment, mais dans ce cas précis, redoublez de vigilance.

Si vous souhaitez couper vos menstrues, le temps d'une soirée ou le temps d'une nuit pour avoir des rapports sexuels, vous pouvez essayer les remèdes naturels ci-après ou encore utiliser une éponge menstruelle avant/pendant le coït.

Néanmoins, n'oubliez pas de vous protéger : vous pouvez toujours contracter des IST ou tomber enceinte à ce moment de votre cycle.

Quand demander un avis médical ?

Nous vous encourageons vivement à toujours consulter une professionnelle de santé (médecin, gynécologue, sage-femme) avant d’entreprendre toute démarche visant à modifier votre cycle menstruel.

La supervision médicale permet d’évaluer les facteurs de risque individuels, de vérifier l’absence de grossesse et de choisir une méthode compatible avec votre contraception et votre état de santé.

En cas de doute ou de question, la seule démarche responsable est de consulter une professionnelle de santé.

Signalez immédiatement tout effet secondaire inhabituel ou grave. En cas de doute, de douleurs importantes, de saignements inhabituels ou de symptômes évocateurs d’un caillot sanguin, consultez rapidement.

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