« D’une noce à l’autre » désigne une réflexion sur le mystère de l’alliance, depuis la noce évoquée dans le deuxième récit de la Création jusqu’à l’Alliance renouvelée par Dieu avec l’humanité en Jésus Christ. L’ouvrage interroge la place de la relation, de la fraternité et de l’amour dans une société qui tend à considérer l’être humain comme un individu isolé, défini principalement par ses droits.
Dans cette perspective, la dimension personnelle de l’existence de tout homme ne prend corps que dans la « chair unique » qui s’institue dans une noce, ainsi que le décrit le deuxième récit de la Création dans la Genèse. Cette noce se déploie dans l’engendrement d’un peuple de frères.
Le sens de « noces »
Noces désigne la célébration d’un mariage. En ce sens, il ne se dit qu’au pluriel. Il épousa une telle en premières noces. Convoler en secondes noces.
Elle était veuve d’un tel en premières noces, et elle a épousé un tel en secondes noces. Le jour de ses noces. Les noces peuvent ainsi désigner le mariage lui-même, mais aussi la cérémonie qui marque une union matrimoniale.
Les noces d’argent sont la cérémonie par laquelle on célèbre une union matrimoniale de vingt-cinq ans. Les noces d’or célèbrent cinquante ans de mariage. Les noces de diamant célèbrent soixante ans d’union.
La noce comme fête de mariage
Noce désigne aussi le festin, la danse et les autres réjouissances qui accompagnent le mariage. Dans cette acception, il s’employait autrefois au pluriel.
Les noces de Cana. Il s’emploie aujourd’hui surtout au singulier et est généralement familier. Une noce de village. Quand il se maria, il ne fit point, il ne voulut point faire de noce.
Les expressions être de noce, aller à la noce, au retour de la noce, repas de noce, habit de noce et cadeau de noce renvoient à la fête, à ses participants et à ses usages.
Noce peut encore désigner toute l’assemblée, toute la compagnie qui s’est trouvée à la noce. Après le repas, toute la noce est allée au bois de Vincennes.
Les expressions figurées
Dans un emploi figuré et populaire, il n’a jamais été à pareille noce, il ne s’est jamais trouvé à pareille noce ou il ne s’est jamais vu à pareille noce signifient qu’il n’a jamais reçu un pareil traitement, tant d’argent ou de telles marques d’honneur. On dit plutôt aujourd’hui : à pareille fête.
L’expression n’être pas à la noce signifie être dans une situation pénible ou inquiétante. Faire la noce signifie prendre du plaisir, boire et manger avec excès ou, plus souvent, se dissiper et mener une vie déréglée.
Une scène de mariage observée par la peinture
Depuis l’élaboration d’un premier procédé par Niepce et Daguerre rendu public en 1839, la photographie ne cesse au long du XIXe siècle de connaître des perfectionnements et un succès croissant. Dagnan-Bouveret témoigne ici de cette fascination en montrant deux jeunes mariés posant dans l’atelier d’un praticien chargé de réaliser leur portrait, entourés de leurs proches.

Basée sur l’étude d’un véritable atelier avenue des Ternes à Paris, cette scène est cependant située ici à Vesoul, où il séjourne fréquemment, comme l’indique l’étiquette placée au-dessus de la porte. Un tel sujet ne pouvait que plaire au peintre alors que lui-même était fiancé.
Il écrit ainsi à sa future épouse, Anne-Marie Walter : « j’aime ce sujet, il me plaît infiniment à exécuter et de plus il me parle pour ainsi dire chaque jour de vous. »
L’œuvre fourmille de nombreux détails très vivants dans l’agencement des personnages entre eux et leurs attitudes, qui retiennent l’attention du public lorsque le tableau est exposé au Salon parisien de 1879, où il remporte un grand succès.
La proximité d’une telle image avec l’univers du roman naturaliste est frappante et celle-ci a pu être considérée, par sa précision quasi documentaire, comme un témoin fidèle de la société de son temps.
Repères sur l’œuvre
| Élément | Information |
|---|---|
| Date | 1879 |
| Technique | Huile sur toile |
| Dimensions | H. 85,3 ; L. 121,7 cm |
| Provenance | Donation de Jacques Bernard en 1879 |
| Inventaire | Inv. H 715 |
Une réflexion sur l’alliance
D’une noce à l’autre est une invitation à une meilleure compréhension du mystère de l’alliance. L’idée de noce introduite dans le deuxième récit de la Création signifie que la dimension intime de l’existence de chaque être humain prend corps dans la chair unique de Dieu.
Mais, si cette alliance conduit en principe à l’engendrement d’un peuple de frères, cette fraternité est trop souvent mise à mal par l’esprit trompeur.
Les débats actuels autour des lois de bioéthique renvoient à la dérive de nos sociétés occidentales vers la seule considération de l’individualité et de ses droits, occultant l’origine créatrice de l’homme.
L’humanité n’est-elle qu’une juxtaposition d’individus ? Ou bien est-elle un peuple de personnes uniques, vivant de relations fondées sur un Amour unique ?
De l’individu à la fraternité
Dans ce livre, Michel Farin montre avec brio que la dimension personnelle de l’existence de tout homme ne prend corps que dans la « chair unique » qui s’institue dans une noce, ainsi que le décrit le deuxième récit de la Création dans la Genèse.
Cette noce se déploie dans l’engendrement d’un peuple de frères. Pourtant, la fraternité est mise à mal par l’esprit trompeur, qui conduit à l’idolâtrie de l’humanité pour elle-même et par conséquent à la violence, celle de Caïn, à la mort de la confiance et à l’oubli de l’Alliance nouée par Dieu.
La réflexion oppose ainsi deux manières de comprendre l’existence humaine : l’être humain considéré comme une juxtaposition d’individus et l’être humain compris comme une personne unique appelée à vivre dans des relations d’alliance.
Le renouvellement de l’Alliance
Dieu n’a de cesse alors de renouveler son Alliance, d’inviter l’humanité à la vie, c’est-à-dire à devenir son épouse, à jamais en Jésus Christ.
Les intuitions de l’auteur, à partir de son analyse fine des textes de l’Écriture, depuis les Livres des prophètes jusqu’à l’Apocalypse, se révèlent pertinentes et puissantes pour une meilleure compréhension du mystère de l’homme, afin qu’il soit toujours mieux respecté.
Présentation de l’ouvrage
| Caractéristique | Donnée |
|---|---|
| ISBN | 978-2-900282-32-8 |
| EAN13 | 9782900282328 |
| Reliure | Broché |
| Nombre de pages | 95 |
| Dimensions | Hauteur: 22.0 cm / Largeur 15.0 cm |
| Épaisseur | 0.9 cm |
| Poids | 170 g |