Vincent Bolloré détient aujourd’hui une majorité des éditions de manuels scolaires, notamment à travers Hachette Éducation, Hatier, Dunod, Foucher et Lelivrescolaire.fr. Cette concentration pose une question démocratique majeure : l’école peut-elle préserver la liberté pédagogique, la diversité des approches et la formation d’une pensée critique lorsque l’édition scolaire appartient en grande partie à un empire engagé dans une bataille politique réactionnaire ?
Dans notre pays et jusqu’à aujourd’hui, les enseignant·es sont libres de leur pédagogie et du choix des manuels ou ressources utilisées à condition de respecter des programmes définis nationalement. Les éditeurs n’ont pas directement la main sur les programmes, mais ils sont libres de les présenter sous certains angles rédactionnels ou avec des illustrations qui correspondent à une « ligne éditoriale » très orientée.
Une concentration préoccupante de l’édition scolaire
Cette mainmise est une situation plus qu’alarmante, qu’on ne peut laisser comme tel. Qu’arrivera-t-il le jour où l’extrême droite arrivera au pouvoir ? Quelle est la situation déjà maintenant, alors que ces idées sont largement implantées dans les ministères ?
Dans le cadre de la campagne « Désarmer Bolloré » et en continuité de l’appel signé par plus d’une centaine de collectifs, syndicats, associations…, nous voulons mettre un focus particulier sur les manuels scolaires et les ressources pédagogiques en ligne des éditeurs.
Bolloré possède aussi désormais plus de la moitié de l’édition des livres scolaires. Il se trouve que ce monsieur détient aujourd’hui une majorité des éditions de manuels scolaires parmi lesquelles Hachette Education qui publie actuellement des manuels de la maternelle à l’enseignement supérieur et possède également Hatier, Dunod, Foucher, Lelivrescolaire.fr…
Les principales maisons concernées
| Domaines | Éditions citées |
|---|---|
| Livres scolaires et ressources pédagogiques en ligne | Armand Colin, Dunod, Edicef, Ed. Didier, Foucher, Hachette, Hatier, Istra |
| Dictionnaires | Larousse |
| Littérature jeunesse | Castelmore, Didier Jeunesse, Grasset Jeunesse, Hachette, Hatier Jeunesse, La bibliothèque verte, La bibliothèque rose, Le livre de poche Jeunesse, Rageot |
Éditions du groupe Hachette (Bolloré) : Principaux éditeurs de livres scolaires et ressources pédagogiques en ligne : Armand Colin, Dunod, Edicef, Ed. Didier, Foucher, Hachette (Education, FLE…), Grasset Education, FLE…), Hatier (Education, Parascolaire…), Istra…
Dictionnaires Larousse. Principaux éditeurs de littérature jeunesse : Castelmore, Didier Jeunesse, Grasset Jeunesse, Hachette et ses multiples éditions (Enfants, Jeunesse, Disney…), Hatier Jeunesse, La bibliothèque verte, La bibliothèque rose, Le livre de poche Jeunesse, Rageot…

La liberté pédagogique face aux pressions institutionnelles
Or, cette liberté pédagogique est attaquée de toutes parts. Depuis le passage du sinistre Blanquer à l’Education Nationale, les couloirs du ministère sont peuplés de réactionnaires de tous poils.
Ainsi, le Conseil Scientifique est aux mains des tenants de la psychologie cognitive à qui l’on doit l’avènement d’une pédagogie normative et mécaniste (évaluations, contenus standardisés, projet des manuels uniques imposés…).
Quant au Conseil Supérieur des Programmes, il est dirigé par Mark Sherringham, un philosophe connu pour ses prises de position anti-laïques. Il définit l’école publique comme « l’héritière de l’école chrétienne », affirme « l’idéal civilisateur du christianisme » et a régulièrement exprimé son souhait d’un retour du christianisme dans les questions éducatives.
Ça ne vous rappelle pas quelqu’un ? Si, bien sûr, un certain Bolloré se fait également le chantre de cette « bataille de civilisation ».
Entre les injonctions réactionnaires des différents conseils ministériels, les manuels et ressources en ligne sous la coupe de Bolloré et l’énorme machine de l’Education Nationale qui va activer toute sa chaine hiérarchique pour imposer ce corpus idéologique nauséabond, la liberté pédagogique des enseignant·es va se réduire comme une peau de chagrin.
C’est pourtant la richesse de diversités et d’approches pédagogiques multiples qui fondent la formation d’adultes en devenir capables d’une pensée libre, autonome et critique. Ni les enseignant·es, ni les élèves ne se ressemblent tous et toutes.
Les manuels ne sont pas neutres
Si les éditeurs n’ont pas directement la main sur les programmes, ils sont toutefois libres de les présenter sous certains angles rédactionnels ou avec des illustrations qui correspondent à une « ligne éditoriale » très orientée.
Pire encore pour les manuels parascolaires (les fameux « cahiers de vacances » et autres livres de soutien scolaire) qui ne sont soumis à aucun cadrage officiel.
Les manuels scolaires pratiquent ainsi une sorte d’« en même temps », dont on connaît parfaitement les effets idéologiques : favoriser le conservatisme et la réaction.
Cela ne signifie pas du tout qu’ils ne soient porteurs d’aucune vision politique, bien au contraire. Les manuels sont en effet de plus en plus frileux sur les sujets sensibles.
Ils se livrent souvent à de fausses mises en équivalence pour éviter d’être accusés de prendre parti. Ainsi, on déplacera un document sensible dans une page inoffensive sur l’histoire des arts ; on réduira au maximum les pages consacrées au récit pour les remplacer par des exercices et activités ; ou on relativisera un texte sur la torture par l’armée française en Algérie en adjoignant une photographie des exactions du FLN dans le cadre d’une double page consacrée à la violence coloniale.
C’est pourquoi, par exemple, certaines maisons d’éditions craignent plus que tout la médiatisation de leurs pages, comme c’était arrivé en 2011, lorsque les éditions Hachette s’étaient faites interpeler sur leur traitement du conflit israélo-arabe et de la nakba (le déplacement forcé de près de 700 000 Palestiniens en 1948).
L’éditeur avait dû promettre de réécrire ces pages : ce qui est une bien mauvaise publicité, et des parts de marché en moins.
Le risque d’une orientation idéologique de l’école
Au-delà du déluge xénophobe, la bollosphère médiatique fait chaque jour la promotion de discours sexistes et homophobes légitimant les violences contre les femmes et les personnes LGBTQI+.
Xénophobie, sexisme, discriminations contre les personnes LGBTQI+, négation de la crise climatique, pillage néo-colonial et destructions environnementales : les médias Bolloré font chaque jour la promotion de valeurs réactionnaires allant à l’encontre de l’émancipation de chacun·e et visant à mettre l’extrême droite au pouvoir.
Acteur du ravage écologique et de l’exploitation néo-coloniale, l’empire Bolloré est aussi devenu en quelques années un levier majeur de la conquête du pouvoir par l’extrême droite.
C’est tout un empire qu’il faut détruire pour mettre fin à son exploitation néocoloniale et capitaliste !
C’est pourquoi il est indispensable de réagir à cette mainmise de Bolloré et des autres milliardaires idéologues pour préserver l’école et nos enfants de cette entreprise d’endoctrinement multiforme au service d’un projet d’extrême-droite.
Gardons en tête le pouvoir de nuisance de l’extrême-droite sur le cerveau de nos élèves et de nos enfants.
Une stratégie médiatique et éditoriale plus large
À la tête du plus important empire médiatique français, Vincent Bolloré est l’exemple type du milliardaire à l’assaut des médias avec une intention claire : instrumentaliser la presse pour défendre ses intérêts propres et diffuser son idéologie.
Le nom Vincent Bolloré vous dit probablement quelque chose, et ce n’est pas étonnant : son capital est estimé à plus de 10 milliards de dollars, ce qui fait de lui la 8ème fortune française.
Héritier de la famille Bolloré, originaire de Bretagne et dans l’industrie depuis 1861, il est un homme d'affaires, président du groupe Bolloré et du conseil de surveillance de Vivendi.
Il a officiellement pris sa retraite et passé la main à ses enfants le 14 avril 2023, mais officieusement, Vincent Bolloré tire toujours les ficelles de son empire, qu’il a fait fructifier dans de nombreux domaines.
Après avoir repris son entreprise familiale OCB, son activité se diversifie : énergie, agriculture, transport, logistique, fret maritime, publicité, édition ou encore médias, aucun domaine n’y échappe.
Le groupe Bolloré, regroupant Vivendi, Havas, et de nombreuses autres filiales, est implanté dans plus de 150 pays, avec une forte présence en Afrique.
La construction d’un empire médiatique
L’histoire de l’empire médiatique de Vincent Bolloré commence en 2012, quand le groupe Bolloré fait l’acquisition des chaînes de la TNT D8 et D17, devenue aujourd’hui C8 et CStar.
Il les revend au groupe Canal +, dont il prend le contrôle par la même occasion en devenant son actionnaire majoritaire.
En 2014, Vincent Bolloré prend la présidence du conseil de surveillance du groupe Vivendi, et par ce biais de sa filiale Canal +.
Les changements ne tardent pas : iTélé devient CNews, une chaîne continue plus proche de la chaîne d’opinion que d’information, bastion de l'extrême droite et nid de la campagne présidentielle d'Eric Zemmour.
Ces premières manœuvres marquent le grand lancement du groupe Bolloré dans le domaine médiatique : les prises de contrôle sont agressives et de nouvelles lignes éditoriales sont imposées.
Vincent Bolloré ne s’arrête pas là : en 2021, Vivendi devient l’actionnaire principal du groupe Lagardère, en faillite, et prend donc la direction de tous les médias lui étant associés.
Des titres très populaires comme Europe 1, RFM ou encore Virgin Radio passent sous la gouvernance du groupe avec, de nouveau, une évolution de l’idéologie : Europe 1 est encouragée à se rapprocher de CNews et accueille une émission de Cyril Hanouna, On Marche sur La Tête.
Fort de ce nouveau développement, le groupe fait l’acquisition de Prisma Media la même année.
Il est le premier éditeur de magazines en France avec un important catalogue : Télé Loisirs, Voici, Femme actuelle, Capitale ou encore Gala.
En tout, 35 titres de presse sont concernés par ce rachat : l’empire prend de l’ampleur et commence à toucher tous les types de presse.
En 2023, Vincent Bolloré devient propriétaire de Paris Match (qu’il revendra finalement à Bernard Arnault), et du Journal Du Dimanche, qui verra nommé à la tête de sa rédaction un homme d’extrême droite, Geoffroy Lejeune.
En l’espace de 10 ans, le groupe Bolloré a construit un véritable empire médiatique et possède des médias radiophoniques, télévisuels, de presse papier et de contenus en ligne.
Des rédactions bouleversées
L’arrivée parmi les actionnaires majoritaires de Vincent Bolloré est rarement - si ce n’est jamais - bien accueillie par les rédactions.
Des vagues de protestations sont organisées dans tous les titres dont il prend le contrôle, incluant la première grève générale de l’histoire d’Europe 1.
Les rédactions tentant de se prémunir d’un interventionnisme dans leur ligne éditoriale, se voient refuser toute protection.
iTélé avait, par exemple, tenté d’obtenir une charte déontologique, sans succès.
Partout où Vincent Bolloré surgit, les journalistes fuient en masse, inquiet·es des conditions de travail et des changements de ligne éditoriale qui surviennent par la suite.
Les directions des rédactions sont tout aussi bouleversées : les directeur·ices sont évincé·es au profit de personnalités d’extrême droite.
Au Journal Du Dimanche, Geoffroy Lejeune, précédemment chez Valeurs Actuelles, devient directeur de la rédaction contre l’avis de l’ensemble des journalistes de la rédaction, amenant avec lui une ligne éditoriale d’extrême droite.
Tous ces médias, jusqu’alors classés comme modérés, sont aujourd’hui considérés comme étant d’extrême droite : l’effet « Vincent Bolloré » sans doute.
La question de la censure
Vincent Bolloré abat ensuite sa dernière carte : la censure.
La censure, outil idéologique utilisé depuis la nuit des temps par les régimes autoritaires, permet alors de contrôler ce qui est dit dans les médias du groupe Bolloré, et d’empêcher la diffusion d’idées qui desserviraient ses intérêts, ou ceux de ses partenaires.
Par exemple, au printemps 2015, une enquête de Mediapart et du magazine Society révèle la censure d’un documentaire d’investigation sur une filiale du Crédit Mutuel-CIC, partenaire en affaires de Vincent Bolloré.
L’épisode de Spécial Investigation révélait une aide à l’évasion fiscale, et devait être diffusé sur Canal +.
Vincent Bolloré aurait alors personnellement censuré l’émission, afin de préserver les intérêts du groupe avec lequel il collabore.
Un autre exemple a provoqué un vrai scandale et même une condamnation de la chaîne C8 par l’Arcom.
Il s’agit du fameux passage du député de La France Insoumise Louis Boyard dans l’émission de Cyril Hanouna, Touche Pas à Mon Poste.
Dans un extrait qui a fait le tour des réseaux sociaux, on voit Louis Boyard qui tente d’aborder les accusations visant Vincent Bolloré sur ses activités en Afrique.
S’en suit alors un échange houleux avec le présentateur star de C8, qui s’en prend verbalement au député en lui rappelant qu’il a été chroniqueur lui-même dans l’émission TPMP et qu’il ne devrait pas “cracher dans la main qui l’a nourri” (NDLR Vincent Bolloré).
Cyril Hanouna ajoute que Louis Boyard ne devrait pas venir sur une chaîne du groupe Bolloré pour critiquer son actionnaire principal.
Un aveu public de l’animateur et de ses chroniqueur·euses qu’il n’est pas autorisé de critiquer le grand patron dans ses médias, au mépris des principes de liberté de la presse.
Teaser Documentaire : Le Système B - L'information selon Vincent Bolloré
Les limites et les contradictions du boycott
Le boycott est une excellente solution, dont on espère qu’elle infusera partout et touchera tous les secteurs de l’empire du magnat breton.
Car la seule menace efficace est celle de l’atteinte au porte-monnaie.
Mais méfions-nous de l’arbre qui cache la forêt. Si Bolloré concentre toutes les attentions de par son empire tentaculaire mis au service de l’extrême droite et de la fascisation des esprits, n’oublie-t-on pas un peu vite les dégâts que produisent aussi ses concurrents ?
Dans un secteur aussi concentré où cinq gros groupes détiennent l’immense majorité des titres publiés ainsi que toute la logistique de production et de mise en circulation qui va avec, est-ce si facile de tenir une promesse de « boycott » sans se tirer soi-même une balle dans l’étale ?
Et que faire de ces livres (et éditeurs) chers, pris dans les griffes de cette industrie culturelle ?
Parce qu’il n’existe aucune réponse simple à toutes ces questions, nous avons invité cinq libraires indépendants pour en discuter, Nicolas de Libertalia, Anaïs du Rideau Rouge, Natacha de L’Atelier, Alexis de Petite Egypte et Martin de Michèle Firk.
Certains ont signé la tribune, d’autres non, mais tous nous éclairent sur leurs techniques et stratégies pour résister et faire que le livre ne puisse être réduit à une simple marchandise.
Pourquoi la situation scolaire exige une vigilance particulière
Le 19 mai, une pétition appelait à boycotter les éditions scolaires appartenant au groupe Bolloré.
Elle s’inscrivait en cela dans les initiatives plus larges d’actions portées par de nombreuses associations et syndicats.
On ne peut qu’applaudir à ce mouvement d’ampleur et à la prise de conscience du danger que représentent Vincent Bolloré et consorts pour la démocratie.
Mais si l’on peut se féliciter du sursaut face à l’empire Bolloré, qui désormais étend ses tentacules des médias à l’édition, sans négliger la poursuite de prédations coloniales, il ne faut pas sous-estimer l’adversaire qui, en matière de propagande, sait particulièrement bien y faire, mais de façon moins caricaturale que semblent le croire celles et ceux qui le critiquent.
Auditionné le 13 mars 2024 devant la commission d’enquête parlementaire sur les fréquences TNT, Vincent Bolloré avait justifié par deux exemples l’ouverture démocratique dont il fait preuve dans son groupe multi-médias : en tant que patron du groupe Editis (acquis en 2018 et revendu en 2022 lorsqu’il a mis la main sur Hachette), il avait été à la pointe du « wokisme » puisqu’il possédait Le Petit Robert, promoteur du pronom « iel » ; et il publie désormais Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, chez Grasset, marque du groupe Hachette.
Il aurait pu tout aussi bien mettre en avant l’ensemble de la production éditoriale de La Découverte, maison hérité de Maspero et très ancrée à gauche, qui appartient aussi au groupe Editis ; ou encore, dans le domaine scolaire, Nathan.
Cela peut prêter à sourire mais c’est hélas très sérieux : le patron et militant d’extrême droite Bolloré peut s’honorer de faire fructifier ses deniers et donc nourrir son projet politique en partie grâce à la plume de nombreux auteurs et nombreuses autrices de gauche.
Il y a fort à parier que Bolloré ne touchera pas à l’édition scolaire chez Hachette, comme il ne l’a pas fait chez Nathan.
Et ceci pour une seule raison : toute offre de manuel scolaire qui n’appliquerait pas les programmes ou les mettrait ouvertement au service d’une idéologie n’aurait aucune chance de se vendre.
L’édition scolaire étant l’un de segments les plus rentables de l’édition, aucun propriétaire de groupe ne prendrait ce risque.
C’est bien pour cela que les manuels scolaires sont aujourd’hui des objets plutôt lisses idéologiquement, cherchant davantage la neutralité et le refroidissement des sujets chauds.
Si les manuels scolaires Bolloré se mettaient à diffuser des idées d’extrême droite, cela signifierait que les programmes scolaires seraient eux-mêmes infectés ; autrement dit que l’école serait déjà aux mains de l’extrême-droite.
Auquel cas le boycott de l’édition scolaire ne devrait pas se limiter aux éditions Hachette mais toucher l’ensemble du champ éditorial, et s’accompagner d’une résistance collective face aux prescriptions.
Nous n’en sommes pas encore là, mais la vigilance est de mise.
L’extrême-droitisation de l’école emprunte des voix multiples, dont les manuels scolaires ne seront les vecteurs qu’une fois que tout aura été préparé en amont.
Une mobilisation dans les établissements
Nous devons réagir !
C’est pourquoi nous relayons cette tribune lancée par le syndicat FSU SNUipp 17, Emancipation 17, les Soulèvements de la Terre La Rochelle et appelons les personnels de l’éducation nationale, parents d’élèves et lycéen·nes à la diffuser, à alerter sur la situation dans leur établissements et faire pression pour virer Bolloré et son projet politique néo-fasciste de l’édition des livres scolaires.
Dans chaque conseil d’école de maternelle ou d’élémentaire, dans chaque équipe pédagogique de collège et de lycée, dans chaque association de parents d’élèves… refusons cet avenir mortifère et conjurons sans attendre le monde qu’ils préparent pour l’école de nos enfants.
Pour une école émancipatrice, solidaire et inclusive, boycottons les manuels scolaires édités par l’empire Bolloré.
Aussi devons-nous maintenir une pression syndicale et militante bien au-delà des manuels et nous tenir prêts à batailler pieds à pieds, et partout, contre la fascisation rampante de l’école.
Les organisations mobilisées
- FSU-SNUipp 17, 60…
- SUD Education 17, 83, 62, 94, 33, Limousin, 78, 29…
- Emancipation (tendance intersyndicale)
- Ligue des Droits de l’Homme Pays Rochefortais
- Institut de Recherches et d'Etudes de la Libre Pensée
Acteur du ravage écologique et de l’exploitation néo-coloniale, l’empire Bolloré est aussi devenu en quelques années un levier majeur de la conquête du pouvoir par l’extrême droite.