Marine Le Pen félicite Vox après son entrée au Parlement espagnol

Le 29 avril, Marine Le Pen a adressé ses « chaleureuses félicitations » à Santiago Abascal après l’entrée de Vox au Parlement espagnol. La présidente du Rassemblement national a salué « l’entrée fracassante » de ce parti d’extrême droite, qu’elle a qualifié de formation « jeune et vigoureuse ».

Fondé en 2013, Vox a remporté 24 sièges lors des élections législatives espagnoles du 28 avril, obtenant environ 10 % des voix. Malgré un résultat inférieur aux attentes de ses dirigeants et de ses partisans, cette percée a marqué le retour d’une formation ultranationaliste dans le paysage politique espagnol, 42 ans après la fin du franquisme.

Les félicitations de Marine Le Pen à Santiago Abascal

Sur Twitter, ce lundi 29 avril au matin, la présidente du Rassemblement national a ainsi salué “l’entrée fracassante” au Parlement espagnol de Vox, un parti qu’elle qualifie de “jeune et vigoureux”. Dans son message, elle transmet également ses “chaleureuses félicitations” à Santiago Abascal, le président quadragénaire de la formation.

Une nouvelle qui a, semble-t-il, réjoui Marine Le Pen, toujours en quête d’alliés -si possible puissants- alors que se rapprochent inlassablement les élections européennes de la fin du mois de mai. Lors de ces législatives, les premières où l’ancien Premier ministre français Manuel Valls votait de l’autre côté des Pyrénées, Vox a pourtant réalisé un score en deçà de ses attentes.

Une percée spectaculaire malgré un score inférieur aux attentes

Réunis sur la place Margaret Thatcher, à Madrid, les partisans de la formation d’extrême droite ont applaudi leur président et lancé des “Viva España”, mais les 10% des voix obtenus leur laissaient comme un goût amer. Ils prévoyaient en effet de créer une surprise bien plus grande, confortés par des sondages extrêmement laudatifs.

Cette percée reste toutefois spectaculaire pour une formation ultranationaliste qui, fondée en 2013, était encore pratiquement absente du paysage politique il y a six mois. “C’est le début d’une révolution, une révolution des gens normaux, des jeunes, des familles”, assurait ainsi Ricardo Manuel Diaz Pereira, ouvrier de 41 ans, un drapeau de l’Espagne sur le torse, et présent au moment de l’annonce des résultats avec d’autres centaines de partisans.

“Vox est le seul parti qui défend l’unité de l’Espagne et les valeurs de la famille traditionnelle”, abondait également Gonzalo Rodriguez, étudiant de 18 ans qui votait pour la première fois.

Les thèmes défendus par les militants de Vox

Très applaudi, le président de Vox Santiago Abascal s’est montré combatif depuis son pupitre. “Bienvenue à la résistance! On continue, on continue sans peur, de rien ni de personne, on continue pour l’Espagne”.

Autour, la foule chantait “L’Espagne, unie, ne sera jamais vaincue”, “L’Espagne chrétienne, jamais musulmane” et “Puigdemont en prison”, en référence à l’ancien président de la Catalogne poursuivi par la justice pour avoir tenté de faire sécession en 2017.

ÉlémentInformation
PartiVox
PrésidentSantiago Abascal
Fondation2013
Sièges obtenus24
Résultat électoral10% des voix
Principaux thèmes évoquésUnité de l’Espagne, famille traditionnelle, immigration, opposition au séparatisme catalan
Meeting de Vox à Madrid

Une alliance européenne recherchée avant les élections

À trois semaines des Européennes, Marine Le Pen participait ce dimanche 19 mai à un grand congrès rassemblant plusieurs partis souverainistes et d'extrême droite à Madrid. Marine Le Pen s'est attaquée ce dimanche 19 mai "au duo Macron-Von der Leyen" lors d'un rassemblement d'une dizaine de partis souverainistes et d'extrême droite européens à Madrid.

À trois semaines des élections européennes, la cheffe de file de l'extrême droite française a accusé le président français et la présidente de la Commission européenne de vouloir "entraîner notre continent dans une quasi-fusion européenne, une marche forcée vers un super-Etat européen". "L'Union européenne, telle qu'elle existe aujourd'hui, n'est qu'une contrefaçon", a-t-elle déclaré lors de ce congrès "Europa Viva 24" organisé par le parti d'extrême droite espagnol Vox.

Dans un discours d'une douzaine de minutes, elle a vilipendé les responsables de l'UE, accusés de "faire la promotion de l'islamisme et du wokisme" et de vouloir "la disparition des frontières" européennes. "Nous sommes, tous ensemble, dans la dernière ligne droite pour faire du 9 juin prochain un jour de délivrance et d'espérance", a lancé l'ex-présidente du Rassemblement national (RN), qui cherche à Madrid à consolider ses alliances européennes pour peser au Parlement.

Les critiques de Marine Le Pen contre l’Union européenne

"Des zones entières de mon pays, la France, sont livrées à la submersion migratoire et échappent aujourd'hui à l'autorité de l'État", a également insisté l'ancienne candidate à l'élection présidentielle en France, dénonçant une "situation de séparatisme migratoire". "Sur ce sujet, l'Union européenne ne fait rien. Pire: elle l'organise avec le fameux pacte sur l'asile et l'immigration" récemment adopté par les 27, a-t-elle poursuivi.

"Demain, quand nous arriverons, je l'espère, très nombreux au Parlement européen, il sera temps d'entamer la réorientation de l'Union européenne", a-t-elle ajouté, alors que le RN est crédité par tous les sondages organisés en France d'environ 30% des intentions de vote, ce qui le place loin devant les autres listes.

Décrit par Vox comme une "convention de patriotes européens", ce congrès a réuni plusieurs leaders de l'extrême droite européenne, certains s'exprimant via des messages vidéo, comme la Première ministre italienne Giorgia Meloni et son homologue hongrois Viktor Orban.

Il s'est tenu alors que les partis d'extrême droite - qui, d'après les sondages, ont le vent en poupe dans tous les autres pays européens - se livrent une bataille en coulisses à propos de la composition des futurs groupes au Parlement européen.

RN, Vox et les groupes du Parlement européen

Le RN est actuellement membre du groupe Identité et Démocratie (ID), tandis que Vox, ainsi que le parti de Giorgia Meloni, Fratelli d'Italia, appartiennent au groupe des Conservateurs et Réformistes européens (CRE).

La présence de formations alliées dans des groupes parlementaires différents souligne les divergences d’organisation qui traversent l’extrême droite européenne. Marine Le Pen cherche à Madrid à consolider ses alliances européennes pour peser au Parlement.

Interrogée en marge du congrès sur l'opportunité de s'afficher aux côtés du président Milei, Marine Le Pen a jugé nécessaire d'avoir "des relations les meilleures possibles" avec l'Argentine, malgré des visions politiques "différentes".

Santiago Abascal et les liens avec le Rassemblement national

Bien sûr, il se félicite, le chef de l’ultra­droite espagnole (Vox), du « grand ­résultat » de Marine Le Pen à l’élection présidentielle française. Dans son message à la candidate d’extrême droite, il salue d’ores et déjà une défaite de la « mondialisation progressiste qui nous ruine ».

Mais pour lui, ces derniers jours, la vraie victoire, c’est l’entrée, au sein d’une coalition avec la droite (PP), de quelques-uns des dirigeants de son parti - une première depuis la naissance du parti il y a quelques années - dans l’exécutif d’une région espagnole, la Castille-et-Leon.

Campé jusqu’ici sur une ligne dont Éric Zemmour s’est en partie inspiré - ce n’est pas un hasard si la nièce Le Pen, Marion Maréchal, a, avec le concours de proches d’Abascal, ouvert à Madrid une antenne de son institut de sciences politiques -, Vox obtient plusieurs vice-présidences ­régionales, mais aussi une occasion de mettre le pouvoir au service de ses ­obsessions et de ses lubies.

À commencer par le sabotage de toute la législation contre les violences de genre. Selon Abascal qui dénonce le « féminazisme », il faut supprimer tous les programmes contre les féminicides, car ils sont « sexistes » à ses yeux et - ne rions pas, même jaune - discriminatoires pour les hommes.

Même chose sur le climat, un sujet sur lequel Vox dit tout haut ce que Le Pen pense tout bas : le réchauffement climatique est « la plus grande escroquerie de l’histoire ».

Santiago Abascal lors d’un meeting

Les autres rapprochements de Marine Le Pen avec l’extrême droite internationale

Jair Bolsonaro, le chef de gang

La victoire de Jair Bolsonaro à l’automne 2018 avait été saluée par ses homologues de l’extrême droite européenne, dont l’héritière Le Pen. Elle avait alors souhaité « bonne chance » au nouveau président du Brésil, « qui devra redresser la situation économique, sécuritaire et démocratique ».

Quelques jours auparavant, la cheffe du Rassemblement national avait pourtant été interpellée sur les outrances du fasciste brésilien : « De toute façon, dès que quelqu’un dit quelque chose de déplaisant, il est d’extrême droite dans les médias français. (…) Il a sûrement tenu des propos qui sont éminemment ­désagréables, qui ne sont peut-être pas du tout transférables dans notre pays, c’est une culture qui est différente », avait-elle justifié.

Lors de la destitution de la présidente Dilma Rousseff, Jair Bolsonaro avait rendu hommage à l’un des pires tortionnaires de la dictature militaire. Il a toujours regretté que les gradés de l’époque n’aient pas tué davantage d’opposants.

Homophobe, raciste, ultralibéral, partisan du permis de tuer, Jair Bolsonaro a plongé le Brésil dans le chaos sans que l’opposition ne parvienne à le freiner. La retraite et les droits des salariés ont été pilonnés.

Sa gestion calamiteuse de la pandémie, nourrie pas les thèses complotistes, s’est ­soldée par la mort d’un million de Brésiliens. La faim, la misère et le racisme, qui avaient considérablement reculé sous les mandats de la gauche, transpirent de partout.

Steve Bannon, l’homme de l’ombre

Il fait partie des anciens amis dont Marine Le Pen préfère oublier le nom. Pourtant, en 2018, le FN vantait l’action de Donald Trump et s’enorgueillissait d’un rapport direct avec le président nationaliste et xénophobe via son ancien bras droit, Steve Bannon.

Ce dernier était même invité à prononcer un discours lors du congrès de la formation d’extrême droite : « Vous faites partie d’un mouvement qui est plus grand que l’Italie, plus grand que la Pologne, plus grand que la Hongrie. (…) Vous vous battez pour votre liberté ? Ils vous traitent de xénophobes. Vous vous battez pour votre pays ? On vous appelle “racistes”. (…) Laissez-les vous appeler racistes, xénophobes, islamophobes. Prenez ça comme un compliment parce que, chaque jour qui passe, nous deven ons plus forts et eux s’affaiblissent. »

Doublement inculpé (pour détournement de fonds et malversations financières, et « entrave » à l’enquête du Congrès dans le cadre de l’assaut du Capitole par des partisans de Donald Trump), il ne colle pas vraiment à cette image de respectabilité que tente de construire Marine Le Pen.

Pourtant, du temps de leur lune de miel, Steve Bannon disposait déjà d’un pedigree assez éloquent : directeur exécutif du site Breitbart, organe revendiqué comme étant la « plateforme de l’alt-right », artisan de la sortie des États-Unis des accords de Paris, décrit comme un « leader suprémaciste blanc bien connu » par la NAACP, la grande ­organisation de défense des droits civiques.

Tom Van Grieken, le Flamand rosse

En Belgique, les nationalistes flamands du Vlaams Belang ne sont pas connus pour leur sens de l’hospitalité. Chez ces héritiers en ligne directe de mouvements collabos pendant la Seconde Guerre mondiale, l’un des slogans préférés reste : « Rats français, pliez bagage ! »

Un écho du bon vieux temps des guerres napoléoniennes avant la création, en 1830, de cette Belgique honnie. Mais attention, il y a une exception : les Le Pen père puis fille ont toujours été reçus en grande pompe au nord du Plat Pays.

Aujourd’hui, Tom Van Grieken, le leader du Vlaams Belang, jubile : « Avec elle à l’Élysée, ce sera une France nouvelle et meilleure, mais aussi une Europe nouvelle et meilleure. »

En vue des ­législatives belges en 2024, le parti de Van Grieken est donné autour de 25 % dans les sondages. Et le programme est écrit d’avance : alignement intégral sur le mouvement patronal flamand (Voka) contre la protection sociale ou le droit du travail et, bien sûr, fermeture drastique à l’immigration.

Dans leurs visées communes en Belgique, Le Pen et Van Grieken viennent aussi, à l’automne 2021, de s’allier pour lancer un parti frère en Wallonie, subtilement baptisé Chez Nous, auquel le Rassemblement national français s’apprête même, selon un communiqué, à offrir « l’exclusivité en Belgique francophone de l’utilisation de son nom présent et ancien (Front national), de son sigle et du symbole qui le représente, la flamme ».

Mais là, le succès est loin d’être acquis…

André Ventura, le pyromane

À la veille du premier tour de la présidentielle en France, André Ventura, député et fondateur, en 2019, du parti d’extrême droite Chega (7% des voix aux législatives de janvier), a réussi un nouvel exploit : le 9 avril, à l’Assemblée nationale, son discours sur le programme du gouvernement socialiste, qui n’était, en réalité, qu’une énième attaque en règle contre la communauté gitane installée au Portugal depuis des siècles, a été interrompu par le président de l’Assemblée.

« Je ne ­comprends pas pourquoi les Tsiganes devraient toujours être applaudis dans ce Parlement », renverse-t-il. Roi de la pirouette grossière, cet ancien ­commentateur de foot à la télévision, spécialiste des pronostics sportifs basés sur la tarologie, a été couvé dans son pays par une petite clique d’ex-salazaristes sortis des poubelles de l’Histoire… et en Europe par Marine Le Pen, qui a accouru à Lisbonne dès la campagne d’André Ventura pour la présidentielle en janvier 2020.

Celui qui, outre ses obsessions racistes, multiplie les provocations contre les droits des femmes - il a laissé planer pendant des mois que toute IVG devrait être accompagnée d’une ablation des ovaires pour « éviter toute récidive » - le lui rend bien : son élection en France participerait d’une « grande reconfiguration politique en Europe », se réjouit-il depuis ce pays où l’extrême droite avait totalement disparu après la révolution des œillets en 1974.

Matteo Salvini, l’ami indélébile

Pour l’heure, les services de son parti démentent encore : non, pour les prochains jours, aucun déplacement en France ne figure sur l’agenda de Matteo Salvini, ex-vice-président du Conseil des ministres en Italie et dirigeant de la Ligue, la formation d’extrême droite en coalition avec Silvio Berlusconi depuis bientôt trente ans, mais aussi avec l’ancien banquier central Mario Draghi depuis l’année dernière.

Mais qu’importe, avec ou sans selfie énamouré, les intérêts croisés demeurent : humilié par un maire ­polonais qui, en pleine crise des réfugiés ukrainiens, avait, devant un Salvini pour une fois ébahi, ressorti le tee-shirt affublé d’un portrait de Poutine qu’il arborait quelques années plus tôt sur la place Rouge, l’Italien déclare sa flamme tricolore, le ­symbole commun entre l’ex-FN français et le parti postfasciste italien (MSI), à Marine Le Pen.

« Nous sommes ­heureux de ton succès et orgue illeux de ton amitié », lui écrit celui qui, rappelons-le, est toujours poursuivi en Sicile pour « séquestration » et « abus de pouvoir » après avoir refusé l’accostage de plusieurs navires ayant sauvé des migrants en Méditerranée.

Défenseur systématique de la Française auprès de Viktor Orban et des Polonais de Droit et justice (PiS), qui, eux, la trouvent toujours infréquentable, Matteo Salvini s’était exclamé, en 2016, après l’élection aux États-Unis : « Vive Trump, vive Poutine, vive Le Pen et vive la Ligue ! » De quoi faire tache aujourd’hui sur la tenue de camouflage de la candidate.

Riikka Purra, l’agent trouble

Ne l’appelez plus la « Le Pen finlandaise ». Désormais, ça l’irrite, Riikka Purra, la présidente des Vrais Finlandais, le parti d’extrême droite qui s’est, au pouvoir à Helsinki, fait connaître dans la première moitié des années 2010, au premier rang des faucons européens pour son obstination à imposer l’austérité à la Grèce.

Le prédécesseur de Purra avait d’ailleurs estimé que la crise des dettes publiques ne pourrait se résoudre, à Athènes, que par l’arrivée d’une « junte militaire ». Sur la ligne politique générale, tout concorde avec le RN français : un même refrain anti-immigration, truffé d’infamies nauséabondes contre les musulmans, en général, et les Somaliens, en particulier, « prédisposés génétiquement pour le vol ».

Mais, entre les Vrais Finlandais et le RN, il y a désormais de l’eau dans le gaz russe. Assis sur les mêmes bancs au Parlement européen, Riikka Purra et ses amis disent ne plus « avoir aucune confiance » en Marine Le Pen, qu’ils jugent poutinophile, voire poutinolâtre.

« La Ligue et le RN sont des idiots utiles dans leurs rapports avec la Russie, dénonce Purra. C’est absurde d’imaginer que la Russie de Poutine pourrait être un contrepoids utile au phénomène du multiculturalisme et à l’immigratio n de masse en Europe occidentale. »

Toutefois, les ponts ne sont pas coupés et quand la haine se répand contre des cibles communes, les désaccords s’estompent. Le député européen Olli Kotro se réjouit de voir le score de Le Pen « semer la panique » chez les commentateurs politiques finlandais.

Heinz-Christian Strache, la valse brune

Le Pen s’en accommoderait très bien, on l’imagine : de son passif avec ­l’Autriche et ses cousins du FPÖ, qui, premiers en Europe, avaient pris le pouvoir à la fin des années 1990, il faudrait faire table rase.

En bonne fille de son père qui avait de la tendresse pour le Waffen SS Franz Schönhuber, Marine Le Pen a participé, en 2012, à Vienne, à l’un des bals de congrégations étudiantes qui sont, en réalité, les viviers des rejetons à peine repeignés des nazis.

Quelques années plus tard, toute à ses chantiers de « dédiabolisation », la cheffe du Rassemblement national a renforcé ses liens avec le FPÖ, de retour au pouvoir en décembre 2017, en coalition avec les conservateurs de Sebastian Kurz.

À l’époque, Heinz-Christian Strache, vice-chancelier autrichien, articule une ligne ultralibérale en économie - il fait passer la semaine de travail à 60 heures -, tout en organisant la grande diversion avec son ton apocalyptique dénonçant un « remplacement de population » en Autriche.

Mais cette ascension fulgurante se brise en mai 2019 quand éclate « l’Ibizagate » avec la publication d’une vidéo compromettante dans laquelle Strache orchestre directement une tentative de corruption pour le compte de la Russie de Poutine.

Un épisode très gênant que les conseillers de Le Pen, en pleine campagne commune pour les européennes à l’époque, cherchent à minimiser : « On n’est pas certains que M me Michu, retraitée dans la Creuse, sache qui est M. Strache. »

Javier Milei Discurso Completo en VIVA 24 España. Mayo 2024. Congreso VOX Europa

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