Pentecôtistes parmi les gens du voyage : histoire, foi et organisation de Vie et Lumière

Le protestantisme évangélique tzigane est un mouvement pentecôtiste profondément enraciné dans la Bible, qui rassemble des gens du voyage mobiles ou sédentarisés autour de communautés, de missions itinérantes et de grands rassemblements. En France, il est principalement structuré par la Mission évangélique des tziganes de France, connue sous le nom de « Vie & Lumière », une union d’Églises membre de la Fédération protestante de France.

La Mission est une union d’Églises, membre de la Fédération protestante de France. Le protestantisme évangélique tzigane fait partie des mouvements de Réveil qui ont dynamisé les mouvements d’évangélisation. Considérant seule recevable la pratique du baptême par immersion des personnes adultes, le protestantisme tzigane reste profondément enraciné dans la Bible.

La naissance du mouvement pentecôtiste tzigane

C’est en France dans les années 1950 que les Tziganes, dits plus tard gens du voyage par l’administration, découvrent pour la première fois le protestantisme. Clément Le Cossec, pasteur des Assemblées de Dieu à Lille, rencontre pour la première fois la communauté tzigane en 1950.

À Brest où il coordonne un groupe local pentecôtiste, c’est une communauté tzigane désorientée qu’il rencontre à nouveau : aucun pasteur ne veut les accepter dans leur Église car tous, lui compris, leur refusent le baptême ; sans aucune formation théologique, des pasteurs se lèvent parmi la communauté et baptisent au nom du Saint-Esprit.

Le pasteur Clément Le Cossec va alors choisir de s’y attacher. Alors qu’il exerce toujours pour son Église des Assemblées de Dieu un ministère missionnaire, trois mille gitans sont ainsi convertis qu’il choisira d’accompagner : « Le Cossec a découvert les Tsiganes de France comme sa terre de mission ».

Il forme alors des prédicateurs et des pasteurs parmi les hommes de la communauté qui deviennent rapidement des leaders à la tête des groupes familiaux et des missions : il s’agit de fonder des « églises roulantes » et de trouver des interlocuteurs aux pouvoirs publics.

Clément Le Cossec baptême tzigane immersion

La création de la Mission Vie & Lumière

Une première association cultuelle dite « La Délivrance, mission évangélique des tziganes de France » est fondée le 28 décembre 1957. Elle prend ensuite le titre de « Mission évangélique des tziganes de France, Vie & Lumière » par délibération de son assemblée générale le 26 février 1961.

Son objet, qui inclut l’annonce de l’Évangile sur le territoire national et dans tous les pays étrangers, s’exerce prioritairement parmi les tziganes de tous les groupes existants : Manouches, Sintis, Gitans, Yéniches et Roms.

En 1975, la Mission devient officiellement membre de la Fédération protestante de France au titre des Unions d’Églises. Des pasteurs tziganes siègent au Conseil de la Fédération depuis cette date.

Les responsables de la Mission

Plusieurs secrétaires généraux se sont succédé. Le pasteur Honoré Martin de 1961 à 1986, puis le pasteur Wasso Ferret, dit Balo, second secrétaire général de la Mission tzigane Vie et Lumière de 1986 à 2005 qui participe à plusieurs négociations avec les ministres de l’Intérieur successifs.

En 1997, il organise la première rencontre de préparation des grands passages en invitant des représentants des collectivités à rencontrer les responsables de groupes lors du rassemblement de Nevoy, dans le Loiret. Depuis 2005, le secrétaire général est le pasteur Mario Holderbaum.

Vécue comme une reconnaissance publique de la mission d’accompagnement de la METF Vie & Lumière, son président le pasteur Georges Meyer, dit Jimmy, reçoit la Légion d’honneur des mains du ministre de l’Intérieur et des cultes, Bernard Cazeneuve, le 14 janvier 2015.

Une Église pentecôtiste adaptée au mode de vie itinérant

Le protestantisme évangélique est présent dans tous les groupes de voyageurs, qu’ils pratiquent le mode de vie mobile ou qu’ils soient sédentarisés. La mobilité constitue une dimension importante de la vie religieuse, familiale et communautaire.

En France, la Mission regroupe 320 Églises qui accompagnent le mouvement de sédentarisation de très nombreuses familles pendant la période hivernale. Ces assemblées peuvent atteindre plus de 500 membres qui restent ainsi en lien.

On compte en 2018 en France plus de 120 000 Tziganes évangéliques soit 40% de la population des Gens du voyage, encadrés par 2 351 prédicateurs et pasteurs.

ÉlémentDonnée
Première association cultuelle28 décembre 1957
Nom « Vie & Lumière »26 février 1961
Membre de la Fédération protestante de France1975
Églises regroupées en France320
Prédicateurs et pasteurs2 351
Tziganes évangéliques en France en 2018Plus de 120 000

La tradition des grands passages

Chaque année un premier rassemblement traditionnel de printemps où sont réunies plus de 5 000 caravanes, soit 30 000 à 35 000 personnes, a lieu à Nevoy. C’est l’occasion pour les familles de se préparer à la dispersion de l’été.

Les groupes tziganes itinérants s’organisent alors en « missions » ou « conventions » qui sont tout à la fois des retrouvailles familiales et des temps forts d’évangélisation.

Plus de 1 000 villes sont visitées pendant plusieurs mois depuis le début du mois de mai jusqu’à la fin du mois d’août par près de 200 groupes de plus de 150 caravanes chacun qui planteront leur chapiteaux successivement pour une quinzaine de jours sur des aires dédiées.

Cette mobilité géographique a pris le nom de grands passages, des pérégrinations organisées en collaboration avec le Ministère de l’Intérieur. Traditionnellement à la fin de l’été, la communauté se retrouve encore pour un dernier grand rassemblement qui clôt la période estivale.

Grand rassemblement Vie et Lumière caravanes

Au sein de la communauté évangélique tsigane « Vie et Lumière », réunie jusqu’à dimanche en Moselle pour sa convention annuelle, la foi pousse des hommes éloignés de la culture écrite à se plonger dans la lecture et l’écriture pour devenir pasteurs.

Sur l’ancienne base aérienne de Grostenquin, où 30.000 gens du voyage pentecôtistes sont rassemblés depuis le 23 août 2015, la parole de Dieu retentit partout : sous l’immense chapiteau bleu et jaune où ont lieu les cultes, mais aussi dans les caravanes ou dans cette voiture, dont la portière laissée ouverte laisse entendre la voix tonitruante d’un pasteur, enregistrée sur un CD.

Des femmes de la communauté évangélique tsigane prient lors de leur convention annuelle à Grostenquin, dans l’est de la France, le 23 août 2015. Des fidèles assistent à la convention annuelle de la communauté évangélique tsigane à Grostenquin, le 23 août 2015.

La formation des pasteurs et des prédicateurs

La première école biblique de formation des pasteurs est créée en 1966 dans le Loiret. En 1978, le centre de formation des prédicateurs se déplace dans le Cher où il restera jusqu’en 1988.

C’est à cette période que le centre international de formation biblique Vie & Lumière, CIFB, fait son retour dans le Loiret, sur le terrain de 128 hectares acquis par l’association qui sert aux grands rassemblements annuels de printemps.

Forte d’environ 100.000 membres, la communauté « Vie et Lumière » forme plusieurs dizaines de pasteurs chaque année, en deux sessions de neuf semaines. « On ne forme pas des prédicateurs; on fait connaître les écritures à ceux qui ont reçu l’appel de Dieu », précise Michel Calot, pasteur et enseignant à l’école biblique.

« Beaucoup ont appris à lire et à écrire parce qu’ils ont reçu cet appel », complète-t-il. La formation pastorale constitue ainsi un levier d’accès à la lecture, à l’écriture et à l’étude de la Bible.

La lecture de la Bible et les difficultés scolaires

Militants associatifs et chercheurs s’accordent pour dire que les gens du voyage évangéliques sont très avides de pouvoir lire la Bible, bien que beaucoup d’entre eux souffrent de problèmes d’illettrisme.

Ce sont donc souvent les pasteurs ou les enfants scolarisés qui la lisent à haute voix pour les autres. Certains pasteurs contribuent également à diffuser un nouveau rapport à l’écrit vers les jeunes générations, en déchiffrant la Bible avec leurs enfants, le soir.

« D’année en année, ils, les responsables de cette formation, deviennent de plus en plus exigeants sur le niveau de lecture », constate Andrée Chastel, alias « Doune », présidente du Clive, Centre de Liaison et d’Information École Voyage.

« Au début, ils ne demandaient que du déchiffrage, maintenant ils demandent de la compréhension. Dans les années à venir, ils vont demander de l’écriture ».

Marie-Claude Le Quéau, formatrice à la Fnasat, Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage, observe qu’« il y a un frémissement, mais ce n’est pas encore vraiment gagné ».

« Ceux qui accèdent à la fonction de pasteur sont déjà des leaders dans les groupes, ce sont ceux qui comprennent le mieux le monde des sédentaires et souvent ceux qui ont été le plus scolarisés », explique-t-elle.

En octobre 2012, un rapport de la Cour des comptes pointait le fait qu’« une partie particulièrement importante des enfants du voyage dans la tranche d’âge 12-16 ans semble échapper à l’obligation scolaire ».

Des parcours de formation marqués par la conversion

Bastien, 39 ans, costaud à la tête rasée, déambule entre les caravanes, chargé d’une brassée de baguettes de pain. « Je me suis converti à l’Évangile en 2006, pendant le rassemblement de Grostenquin », raconte-t-il.

Depuis, il a rejoint l’école biblique de la communauté, installée à Nevoy, dans le Loiret, afin de devenir pasteur. Une démarche qui implique de passer un examen de lecture.

« Quand je suis rentré à l’école biblique, je savais déjà bien lire », explique Bastien, précisant qu’il est allé à l’école « jusqu’à 12 ans ». « Tout le monde n’a pas cette chance : certains doivent réapprendre à lire, mais Dieu les aide, leur donne cette force », ajoute-t-il, le sourire aux lèvres.

Gino, grand gaillard de 33 ans qui gagne sa vie en faisant des travaux de peinture, a déjà effectué la première moitié de la formation. « On n’a pas trop l’habitude d’être enfermé dans des salles de classe, avec des horaires d’école », s’amuse-t-il.

Il ajoute que « le but final » permet de maintenir la motivation. « Je veux travailler à sauver des âmes », s’enthousiasme cet ancien catholique, converti il y a six ans.

Le culte, la conversion et la vie communautaire

La parole de Dieu retentit sous les chapiteaux, dans les caravanes et au cours des rassemblements. Les cultes s’accompagnent de chants, de prédications, de prières et de témoignages.

Sur des tréteaux, des jeunes gens et des enfants vendent des CD de cantiques et des prêches des jours précédents, des Bibles et des coloriages à thème religieux.

Dans cette tradition pentecôtiste, la conversion personnelle, l’action du Saint-Esprit, la prière pour les malades et le témoignage occupent une place centrale. L’organisation religieuse s’articule étroitement avec la famille, les groupes itinérants et les rassemblements saisonniers.

Les actions sociales et éducatives

Dès les années 1960, l’Action sociale nationale Internationale tzigane, ASNIT, est organisée. Elle « s’adresse à toutes ethnies, de toutes obédiences religieuses, composant la communauté tzigane, Manouches, Sintis, Gitans, Yéniches et Roms, et aux voyageurs qui en ont le mode de vie ».

Son objectif est de garantir un projet global de prévention de l’exclusion et de promotion sociale des familles. Sa finalité est de favoriser l’épanouissement des gens du voyage, en préservant l’identité culturelle tzigane, son mode de vie et son histoire.

Des antennes sociales sont développées. Chargée d’un travail de médiation et de soutien auprès des Gens du voyage, l’ASNIT est membre de la Commission nationale consultative des Gens du voyage.

Elle emploie des salariés et des médiateurs tziganes départementaux bénévoles. Elle participe activement aux réunions préfectorales pour l’élaboration des schémas départementaux d’accueil et la création des terrains de stationnement.

En relation avec l’Éducation nationale, des projets de caravanes écoles ont vu le jour dans plusieurs départements ainsi que la création de 9 postes de médiatrices scolaires.

L’accueil des réfugiés à Nevoy

D’août à décembre 2016, les pouvoirs publics ont pu disposer gratuitement du site de 130 hectares à Nevoy, dans le Loiret. Ce prêt leur a permis d’accueillir une cinquantaine de demandeurs d’asile.

Essentiellement Syriens, ceux-ci ont logé là le temps d’effectuer les démarches administratives liées à leur situation. Le terrain de Nevoy sert d’habitude à accueillir des milliers de caravanes lors du grand rassemblement de printemps de la Mission.

Selon le pasteur Joseph Charpentier, l’un des responsables de Vie et Lumière, ce geste répondait à une conviction de solidarité : « C’est tout de même la moindre des choses d’accueillir ses frères quand on est évangélique. »

Il ajoutait que « la solidarité est chez nous une chose importante. Il ne suffit pas de le dire, il faut aussi passer à l’acte. »

L’aumônerie des gens du voyage

Depuis 1983, la Mission évangélique des Tziganes de France, METF-Vie et Lumière, crée une aumônerie des tziganes au sein de l’aumônerie des prisons de la Fédération protestante.

Une cinquantaine de pasteurs tziganes et voyageurs, sous la responsabilité d’un aumônier général, sont agréés par le ministère de la Justice pour exercer leur ministère dans les prisons.

Un service de correspondance et de réinsertion fonctionne auprès des détenus. Cette présence prolonge l’accompagnement religieux et social de la Mission au-delà des rassemblements et des assemblées locales.

Les relations entre catholiques, évangéliques et gens du voyage

Le paysage religieux des gens du voyage ne se limite pas à une seule confession. Des initiatives cherchent à créer des liens entre les communautés catholiques, évangéliques et pentecôtistes, ainsi qu’entre les gens du voyage et les populations sédentaires.

En 2015, un petit groupe de protestants, tziganes et non-tziganes, se réunit pour créer l’Association protestante des Amis des Tziganes, APATZI, avec pour objectif de défendre le droit des Tziganes à conserver leur mode de vie et pour encourager les liens fraternels entre les communautés protestantes.

L’association devient membre de la Fédération protestante de France en 2018, au titre des communautés, œuvres et mouvements.

Les assemblées Jéricho

Robert Touret était coordinateur diocésain de Fraternité Pentecôte Cambrai pendant 6 ans. Robert est catholique et Lolita est évangélique, issue de la communauté tzigane rom.

À 23 ans, il participe à une mission d’évangélisation durant laquelle il accepte d’aller témoigner auprès des gens du voyage catholiques ; c’est un coup de foudre. Il décide de répondre à l’appel à devenir missionnaire, de vivre en caravane, de travailler aux petits métiers, bref de s’intégrer auprès du peuple tzigane.

Ce sera parmi la communauté rom qu’il rencontre son épouse Lolita, évangélique comme beaucoup dans cette communauté. Robert trouve la paix et la stabilité. Il y découvre un grand respect pour les anciens et l’importance de la famille.

Quand leurs enfants grandissent, le couple décide de revenir en maison individuelle pour plus de stabilité mais ils restent en lien avec leurs amis du voyage, dont la grande famille de Lolita.

En avril 2024, Mgr Vincent Dollmann, archevêque de Cambrai, a institué Robert lecteur et acolyte parmi le peuple des gens du voyage, dans le cadre de leur aumônerie catholique nationale.

Robert Touret explique que les médias et les politiques n’ont qu’une connaissance très partielle, déformée ou caricaturale de ce monde. « C’est un milieu avec ses dialectes, ses us et coutumes et n’y entre pas qui veut ! »

Il a mis en place des « assemblées Jéricho ». « J’ai toujours était très touché par Josué, 6 : les murailles de Jéricho. Or, comment abattre les murailles qui sont en nous et autour de nous ? Par la puissance de la louange, par la puissance du Saint-Esprit. »

Sa première préoccupation a été de créer des ponts entre les gens du voyage eux-mêmes car entre les évangéliques et les catholiques il y a beaucoup de méfiance. Il a souhaité aussi créer des ponts entre gens du voyage et sédentaires, faire se rencontrer des gens qui se croisent sans se rencontrer.

Ces soirées sont très sobres. Pas de scène, pas de rampes lumineuses, pas de spots, pas de « grosses pointures », pas de grands noms. On y vient pour rencontrer Jésus, pas les hommes.

Ce sont des soirées d’évangélisation et de fraternité. Avec Lolita, ils ont choisi de lancer ces rencontres « hors cadre ». On y retrouve des paroissiens catholiques, des évangéliques, des pentecôtistes, des gens du voyage et même des musulmans.

Lors d’une soirée, on a vu un couple de médecins chirurgiens côtoyer un ferrailleur. Un homme qui a connu les cambriolages et les braquages est venu avec toute sa famille. Ils sont allés les chercher sur leur terrain.

Le matin de la rencontre, Robert va avec plusieurs frères sur le marché de Cambrai pour inviter. Au moyen d’une sono, ils annoncent la Parole de Dieu et donnent leur témoignage.

Il peut y avoir des prêtres et des pasteurs. Ce sont réellement des réunions atypiques. Une assemblée disparate, une diversité culturelle et confessionnelle, mais Jésus a transformé leur vie.

La prière charismatique et le rôle du Saint-Esprit

Robert Touret se définit comme un enfant du Renouveau. « L’Esprit de Dieu m’a conduit à servir ce peuple que je connais depuis plus de 40 ans. J’ai vécu des évènements heureux et douloureux parmi mes frères. »

Il considère que les grâces reçues dans le Renouveau Charismatique doivent être diffusées dans ces communautés, non seulement catholiques, mais aussi évangéliques.

Il a découvert, en collaboration avec l’aumônier des gens du voyage, le père Moura, un peuple en abandon spirituel, avec une soif de Dieu et du Saint-Esprit très réelle. Un peuple qui désire découvrir toujours plus le Saint-Esprit, ses dons et ses charismes.

« Tous y sont très sensibles. J’exerce essentiellement les charismes de la Parole, lors des célébrations de baptême, lors des réunions de prière, de façon improvisée, conduit par le Saint-Esprit. »

Robert et Lolita sont appelés à prier pour les malades en leur imposant les mains, au nom de Jésus. Ils commencent, lors des réunions de prière, à initier les participants au chant en langue et à recevoir d’autres charismes.

Ils s’adressent à des gens qui vivent l’imprévu par leur mode de vie, échappant aux cadres établis et aux structures ; ils sont donc entièrement disposés à recevoir l’Esprit-Saint.

Dans une chambre d’hôpital, ils ont prié pour une femme malade. Ils étaient 7 personnes et le chant en langues est monté dans ce lieu. Ce fut une prière puissante, avec des visions, une prière vraiment inspirée.

Une autre fois, à l’abbaye d’Ourscamp, une jeune femme demande la prière au Père Abbé, qui fait appel à Lolita et Robert, ainsi qu’à un frère de l’Emmanuel. Ils ont commencé à prier pour cette personne.

De façon mystérieuse, ils ont vu arriver une famille, puis 2, puis 3, et enfin 4. Des enfants, des jeunes et des vieillards se sont réunis. Le plus âgé avait plus de 80 ans.

Cette pièce s’est transformée en chambre haute, en cénacle. Des cantiques, des chants en langues et des paroles de connaissance sont montés vers le Ciel. Tous, sans exception, ont alors demandé la prière.

Une implantation internationale

Très rapidement, le mouvement d’évangélisation mis en place par le pasteur Le Cossec dépasse les frontières et touche tous les pays d’Europe occidentale.

Des liens solides unissent ces pays et des actions communes sont menées dans de nombreuses nations : Inde, pays de l’Est et Balkans.

En 2017, on pouvait estimer à plus d’un million et demi le nombre des Tziganes et gens du voyage protestants évangéliques et leur implantation dans plus de 44 pays à travers le monde.

Le Gypsies and Travellers International Evangelical Fellowship, GATIEF, agit dans les domaines social, éducatif, justice, humanitaire et médical.

Carte implantation évangélique tzigane Europe monde

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