Dans la doctrine chrétienne et la foi catholique, on ne peut pas annuler un baptême, car il est considéré comme un sacrement indélébile reçu une seule fois pour toute la vie. En revanche, une personne peut déclarer publiquement qu’elle renonce à la confession chrétienne et demander que cette décision soit inscrite dans les registres de l’Église.
Cette démarche est généralement appelée « débaptisation », même si ce terme ne signifie pas l’effacement du baptême lui-même. Elle consiste à demander la suppression de son nom sur les registres paroissiaux afin de ne plus être compté comme membre de l’Église concernée, ou à faire inscrire en marge de l’acte que la personne a renié son baptême.
Que signifie rejeter son baptême ?
Le baptême est un rite ou un sacrement qui symbolise la nouvelle vie du croyant chrétien. Conçu par l’Église primitive comme un « plongeon » (baptisma) unique, pour toute la vie, le baptisé est lavé de toute faute.
Il est pratiqué par la quasi-totalité des églises chrétiennes. Concrètement, selon les traditions, il existe plusieurs rituels : par immersion (la personne entre dans l’eau plus ou moins entièrement) ; par aspersion (l’eau est aspergée sur le baptisé) et par effusion (l’eau est versée sur le front de la personne).
Dans la religion catholique, on parle d’apostasie lorsqu’une personne veut se faire debaptiser. C’est un acte grave. Ce mot signifie la renonciation à une religion de manière publique.
La débaptisation est ainsi une façon de renoncer publiquement à une confession, autrement dit de formaliser l’apostasie. Un citoyen débaptisé ne fait ainsi plus partie de la communauté catholique.

Pourquoi certaines personnes rejettent-elles leur baptême ?
Dans l’Eglise catholique, chez les orthodoxes, de nombreux luthéro-réformés, les enfants sont baptisés nourrisson. Ils n’ont donc pas la possibilité de donner leur consentement.
Arrivés à l’âge de maturité, quand ils peuvent choisir librement ce qu’ils croient ou ne croient pas, certains refusent cette idée de baptême. Ou bien, plus tard, au cours de leur vie adulte, des événements font qu’ils souhaitent le faire “annuler”.
Néanmoins, certaines personnes émettent, au cours de leur vie, un regret suite à leur baptême et peuvent souhaiter y remédier pour différentes raisons. Ces explications à ce choix sont diverses : rejet de la foi chrétienne, athéisme ou encore adhésion à une autre religion.
Les demandes de débaptisation sont liées, le plus souvent, à une forme de protestation après des propos de responsables religieux ou des prises de position de l’Église. Les affaires de pédophilie provoquent aussi un mouvement de débaptisation.
Par exemple, les déclarations du pape Jean Paul II, en 1996, qualifiant la France de « fille aînée de l’Église » on conduit plusieurs Français à demander leur radiation des registres baptismaux.
Le baptême des enfants et la question du consentement
Dans l’Église catholique, la tradition a longtemps imposé le baptême des bébés ou des très jeunes enfants. Les petits étaient donc baptisés sans leur accord.
Depuis une trentaine d’années, le nombre de baptême d’enfants de 0 à 7 ans a considérablement chuté. Il est passé de 458 626, en 1990, à 240 159, en 2015.
| Année | Nombre de baptêmes d’enfants de 0 à 7 ans |
|---|---|
| 1990 | 458 626 |
| 2015 | 240 159 |
Les parents de l’enfant à baptiser, ainsi que les personnes qui vont assumer la charge de parrains, seront dûment instruits de la signification de ce sacrement et des obligations qu’il comporte … (Can 851, 2°)
Pour qu’un enfant soit baptisé licitement, il faut : 1° que les parents y consentent, ou au moins l’un des deux, ou ceux qui tiennent légitimement leur place ; 2° qu’il y ait un espoir fondé que l’enfant sera éduqué dans la religion catholique ; si cet espoir fait totalement défaut, le baptême sera différé, selon les dispositions du droit particulier, et les parents informés du motif. (Can 868, §1)
Le cas du baptême, qui nous intéresse ici, est un peu différent, car il est généralement administré à des enfants n’ayant pas encore atteint l’âge de raison. Ils ne peuvent donc pas y être préparés.
Cependant, sa réception, en faisant d’eux des membres de l’Église, leur confère certaines obligations qu’ils devront assumer plus tard. Les parents qui demandent pour eux le baptême devront donc leur donner les moyens de le faire.
Les obligations des parents et des parrains
Le code de Droit Canon de 1983 demande que « les parents de l’enfant à baptiser, ainsi que les personnes qui vont assumer la charge de parrains, soient dûment instruits de la signification de ce sacrement et des obligations qu’il comporte ».
Il précise ensuite ces obligations en demandant que « l’enfant soit éduqué dans la religion catholique » (D. C. 1917 : Can 750, §2 - D.C. 1983 : Can 868, §2).
Cela est tellement important pour l’Église que, s’il n’y a pas d’espoir fondé qu’une éducation catholique soit dispensée au baptisé, elle demande que le baptême soit différé jusqu’à ce que celle-ci soit assurée.
Comme toute bonne mère, elle ne peut, en effet, se résoudre à donner la vie - ici la vie surnaturelle de l’âme - sans pouvoir ensuite assurer sa conservation et son développement. Or ceux-ci sont impossibles chez le baptisé sans une éducation catholique.
Une demande de baptême peut-elle être différée ?
Un article rapportait qu’un prêtre avait refusé de baptiser un bébé parce que sa sœur ne fréquentait pas le catéchisme. Le père Urvoy, soucieux de son devoir de pasteur d’âme, a cherché pendant plusieurs mois à faire prendre conscience aux parents que la demande de baptême pour leur enfant suppose de leur part un engagement à lui donner une éducation chrétienne.
Peine perdue, ceux-ci ne veulent pas forcer leurs enfants ; au point de refuser d’amener leur troisième enfant de 7 ans « à une petite célébration d’éveil à la foi », seule condition concrète posée par le prêtre.
Le Droit Canon, il est vrai, pose deux conditions pour qu’un enfant soit baptisé licitement : le consentement des parents et un « espoir fondé que l’enfant sera éduqué dans la religion catholique ».
Mais, insiste Mons. Dupleix, pour « différer » le baptême, ce même Droit Canon exige que cet espoir fasse « totalement défaut » ce qui concrètement n’arrive jamais.
Dans la pratique, il revient au prêtre d’étudier chaque cas en particulier avec le souci de mettre à profit la démarche des parents pour éveiller leur foi.
La position théologique sur l’annulation du baptême
D’un point de vue théologique, faire annuler un baptême est impossible. En effet, pour les catholiques, le baptême est un sacrement divin qui revêt un caractère indélébile que l’homme ne peut modifier.
Ainsi, selon cette foi, une personne baptisée le demeure à vie. Le baptême est considéré comme « indélébile ».
Si quelqu’un demande à quitter l’Église catholique et revient ensuite sur sa décision le fait d’avoir effacé la mention de son baptême, empêcherait de savoir que cette personne a été baptisée. Or le baptême ne se donne qu’une seule fois.
On est baptisé pour la vie. On ne peut pas effacer un acte qui est aux yeux de l’Église indélébile.
C’est pourquoi un apostat qui voudrait se reconvertir à la foi chrétienne ne pourra pas être « rebaptisé ».
La procédure de débaptisation
L’église propose tout de même à ceux qui le désirent une procédure de débaptisation, en insistant sur le fait qu’elle n’équivaut pas à une annulation de baptême mais à la simple suppression de son nom sur les registres de l’Eglise.
Pour l’obtenir, il est conseillé de s’adresser à l’évêque du diocèse de la paroisse où s’est déroulée la cérémonie, en précisant la date du baptême.
La personne qui souhaite faire annuler son baptême le déclare par écrit et affirme son refus d’être désormais compté comme membre de l’église catholique.
L’évêché ajoutera sur le registre du diocèse la décision de débaptisation de l’intéressé. La paroisse s’engagera à ne plus lui fournir d’acte de baptême.
La personne qui demande à sortir de l’Église ou être débaptisée reçoit un petit document de la part du diocèse qui lui dit qu’il va y avoir la nullité des effets juridiques de son baptême.
Il y aura une mention qui précise que la personne a demandé à ne plus faire partie de l’Église catholique. En conséquence, il ne sera plus délivré de copie des actes liés au baptême si quelqu’un le demande.
La mention marginale plutôt que l’effacement
Formellement, la mention « a renié son baptême » peut être notifiée au regard de son nom sur le registre paroissial, mais la mention même du baptême ne peut être effacée puisque l’acte a bien eu lieu.
Le requérant ne peut exiger l’effacement de son nom des registres, une simple mention marginale est compatible avec le règlement européen RGPD.
L’Église peut conserver la mention du baptême dans ses registres. Pour la plus haute juridiction administrative, l’intérêt de conserver ses données pour l’Église doit être regardé comme un motif légitime impérieux.
Motif qui prévaut sur l’intérêt moral du demandeur. L’intérêt de l’Église à conserver ses données prime donc sur la volonté d’un individu qui souhaite qu’elle soit supprimée.
La décision du Conseil d’État
Le Conseil d’Etat a tranché vendredi 2 Février 2024 et donné raison à l’Eglise catholique. Elle peut refuser d’effacer la mention d'un baptême de ses registres.
À l’origine, le baptisé demandait à ce que son nom soit effacé des registres des baptêmes. Après s’être vu opposer un refus du diocèse d’Angers, le demandeur s’était tourné vers la CNIL.
Mais la commission nationale informatique et liberté, dans sa décision du 2 décembre 2021 l’avait débouté. C’est cette décision qui vient d’être confirmée par le Conseil d’Etat.
Le Conseil d’État a considéré que l’Église était en droit de savoir qui était catholique et qui ne l’était pas. Ça fait partie de données qui la concernent.
Les registres des baptêmes tenus par l’Eglise catholique sont encore aujourd’hui des documents non dématérialisés.
Quels sont les effets de la débaptisation ?
De son côté, la personne qui a demandé à être débaptisée n’est plus comptée parmi les fidèles d’une religion qu’elle n’a pas choisie ou qu’elle a reniée.
Une fois débaptisée, la personne ne peut plus recevoir de sacrements, ni être parrain ou marraine religieux.
L’apostasie est un acte grave du point de vue de la confession catholique. Le baptisé, étant devenu membre de l’Église, est soumis à ses lois.
La paroisse s’engagera à ne plus lui fournir d’acte de baptême. De ce fait, suite à cette démarche, il ne sera pas possible d’être de nouveau baptisé.
Les conséquences civiles et financières
En France, cette démarche n’a aucune incidence civile étant donné la loi de 1905, de séparation des Églises et de l’État. Le baptême chrétien n’a en lui-même aucune valeur légale.
En revanche, dans plusieurs pays non laïques comme en Allemagne, en Autriche, certains cantons suisses ou en Scandinavie, l’affiliation à une religion impose une contribution financière.
Quitter son Église permet d’échapper à l’impôt religieux. Une contribution qui n’est pas négligeable.
Par exemple, en Allemagne, le montant de l’impôt religieux est d’environ 8 % de l’impôt sur le revenu.
Le nombre de demandes
S’il n’existe pas de statistiques précises, on estime, qu’environ un millier de personnes demandent à être débaptisées, chaque année, en France.
C’est un phénomène marginal en France, mais plus massif dans d’autres pays comme l’Argentine.
Récemment, le mouvement a pris de l’ampleur en Argentine, après le rejet par le Sénat du droit à l’avortement.
Quelques jours après le vote négatif de la chambre haute, environ 3 000 Argentins ont déposé, fin août, une demande d’apostasie au siège de la conférence épiscopale à Buenos Aires.
Le débat sur le sens de la démarche
N’y a-t-il pas, toutefois, une légère contradiction à vouloir rejeter formellement un rite auquel on n’accorde pas, ou plus, d’importance ?
Cette question explique pourquoi la débaptisation est à la fois une démarche administrative, une prise de position publique et, pour l’Église catholique, une apostasie, sans constituer une annulation sacramentelle.
Les sacrements ont été institués par Dieu pour nous conférer la grâce. Celle-ci est surnaturelle et dépasse absolument les capacités de notre nature humaine.
Seul Dieu peut la produire en notre âme. Elle est un don gratuit de son infinie miséricorde auquel nous n’avons aucun droit.
Nous ne pouvons pas l’exiger de Dieu ; ni elle, ni les sacrements qui nous la confèrent. On ne peut donc absolument pas parler de droit aux sacrements.
Les dispositions nécessaires pour recevoir les sacrements
Dieu en est le seul maître avec pleine liberté de poser des conditions à leur octroi. Il le fait par l’intermédiaire de l’Église qu’il en a constituée la dépositaire et l’administratrice.
Fidèle à sa mission, celle-ci demande, avant tout, que les sacrements soient traités avec le plus grand respect.
Comme tous les sacrements de la Nouvelle Loi, institués par Notre-Seigneur, sont les principaux moyens de sanctification et de salut, il faut mettre la plus grande diligence et révérence à les conférer et à les recevoir d’une façon opportune et digne.
Les sacrements sont des rites sacrés institués par Dieu et doivent donc être administrés et reçus avec tout le respect dû au sacré.
L’Église fait un devoir aux ministres de « suivre avec diligence les rites et cérémonies prescrites dans le rituel pour leur administration » (Rituel, Titre I, Chap. I, 15 ; ainsi que le Droit Canon).
Les fidèles, eux, « doivent les recevoir avec révérence et y assister pieusement et dévotement en évitant les paroles inutiles et les comportements inappropriés » (Rituel, Titre I, Chap. I, 16, ainsi que le Droit Canon).
Bien plus importantes encore sont les dispositions intérieures de ceux qui demandent à recevoir les sacrements.
Ils doivent avoir la droite intention, c’est-à-dire vouloir les recevoir avec l’intention de participer à un rite sacré pour y recevoir les grâces de Dieu.
Les sacrements ne sont pas des rites superstitieux ou des coutumes folkloriques, voire même des occasions de faire la fête et ne peuvent être administrés à quiconque ne les considéreraient que comme tel.
Il faudra d’abord aider cette personne à comprendre qu’ils sont bien plus que cela et ne peuvent être conférés qu’à ceux qui ont la foi catholique et les dispositions requises pour les recevoir.
Le code de Droit Canon de 1983 demande aux pasteurs d’âmes « de veiller à ce que les personnes qui demandent les sacrements soient préparées à les recevoir par l’évangélisation voulue et la formation catéchétique ».
S’il s’avère impossible d’amener le demandeur à embrasser ces dispositions, il faudra, alors, doucement mais fermement différer l’administration du sacrement.
La responsabilité de l’éducation religieuse
Le baptême confère à l’enfant certaines obligations qu’il devra assumer plus tard. Les parents qui demandent pour lui le baptême devront donc lui donner les moyens de le faire.
L’Église n’épargne aucune peine pour procurer une éducation catholique à ses enfants. Elle en exige la promesse écrite lors du mariage d’un de ses enfants avec un non-catholique.
Elle s’en assure auprès des parents avant de conférer le baptême et préfèrera renoncer à administrer celui-ci si un espoir fondé de cette éducation fait défaut.
On ne manquera pas de nous objecter que la nécessité de recevoir le baptême pour être sauvé devrait prendre le pas sur toute autre considération et faire, au contraire, une obligation à l’Église de conférer le baptême au plus grand nombre possible.
Ce serait oublier que les sacrements, pour être efficaces, requièrent un minimum de dispositions chez le récipiendaire. En l’absence de celles-ci, leur réception ne pourrait être que nuisible.
Ainsi, saint Paul nous dit du sacrement de l’Eucharistie que « celui qui mange et boit [indignement], sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit son propre jugement » (I Cor, XI, 29).
Le risque d’un baptême sans éducation chrétienne
Quant au baptême, A. Chanson affirme dans un livre qui fait référence (Pour mieux administrer, p. 74) qu’« il vaut mieux laisser [un enfant] sans baptême que d’en faire un apostat de demain ».
Saint Thomas d’Aquin ne dit pas autre chose dans sa Somme Théologique (IIa IIae, q. 10, a. 12) pour justifier la coutume immémoriale de l’Église de ne pas baptiser les enfants des infidèles : « C’est à cause du péril de la foi. Car, si ces enfants n’ayant pas encore l’âge de raison recevaient le baptême, par la suite, lorsqu’ils parviendraient à l’âge parfait, ils pourraient facilement être entraînés par leurs parents à abandonner ce qu’ils ont reçu sans savoir. »
Il est vrai qu’ici Saint Thomas envisage le cas où l’enfant serait baptisé contre l’avis de ses parents ce qui explique que ceux-ci seraient enclins à les éloigner de la foi.
Cependant, on peut retenir son inquiétude légitime pour la perte de la foi chez ces enfants. Cette inquiétude est certainement aussi légitime dans le cas d’enfants qui, en raison de l’indifférence de leurs parents, ne recevraient aucune éducation catholique tout en étant constamment exposés à l’influence contraire de notre société déchristianisée.
Notons aussi que le baptisé, étant devenu membre de l’Église, est soumis à ses lois ce qui serait très dommageable à ces enfants baptisés sans être élevés chrétiennement et donc ignorants ces lois auxquelles leur baptême les soumet.
Par exemple, le mariage d’un baptisé n’est valide que s’il est contracté selon les lois de l’Église, tandis qu’un mariage civil d’un non-baptisé est reconnu valide.
Le rôle des parents selon la doctrine catholique
Enfin, il nous reste à préciser, toujours avec saint Thomas, que si il y a, pour ces enfants, péril de damnation par manque de baptême, la responsabilité en incombe aux parents car nous dit-il : « procurer aux enfants … les sacrements du salut, c’est l’affaire de leurs parents » (IIa IIae, q. 10, a. 12, ad 5).
En effet, l’Église se doit ici de respecter la loi naturelle instaurée par Dieu qui donne aux parents un droit inviolable sur l’éducation de leurs enfants.
En effet, bien que l’Église, consciente, comme elle l’est, de sa mission divine universelle et de l’obligation qu’ont tous les hommes de pratiquer l’unique et vraie religion, ne se lasse pas de revendiquer pour elle le droit et de rappeler aux parents leur devoir de faire baptiser et d’élever chrétiennement les enfants de parents catholiques, elle reste, cependant, si jalouse de l’inviolabilité du droit naturel de la famille en matière d’éducation, qu’elle ne consent pas, sinon sous des conditions et garanties déterminées, à baptiser les enfants des infidèles ou à disposer de leur éducation de quelque manière que ce soit contre la volonté de leurs parents, aussi longtemps que les enfants ne peuvent se déterminer d’eux-mêmes à embrasser librement la foi.
Dans la pratique, on rappellera aux religieuses et aux militants d’action catholique qu’ils ne doivent pas, pour obtenir de tels baptêmes, faire des pressions indiscrètes qui pourraient entraîner un défaut de sincérité.