Les Bûcherons, roman de Roy Jacobsen traduit du norvégien par Alain Gnaedig, raconte la survie de Timmo Vatanen dans la ville finlandaise de Suomussalmi, incendiée en décembre 1940 pour échapper aux mains de l’Armée rouge. Le récit suit l’errance d’un homme au milieu du chaos et de la peur, tout en interrogeant la manière de résister lorsque le réel sombre dans le non-sens.
Un homme cherche à survivre, à rester dans sa ville malgré les flammes, « tel un pilier de sel solitaire » ; aux yeux des autres, c’est un pauvre gars, un bûcheron qui s’appelle Timmo Vatanen. Comment résister quand le réel sombre dans le non-sens ? Sans doute par la parole, et celle du héros réchauffe le cœur, car ses mots tranchants, sensibles, n’ont finalement qu’un seul but : agir sur autrui pour retrouver, à terme, une nouvelle communauté d’hommes.
Une histoire de survie dans une ville en flammes
Pour échapper aux mains de l’Armée rouge, en décembre 1940, les troupes finlandaises décident de brûler la ville de Suomussalmi. Un homme cherche à survivre, à rester dans sa ville malgré les flammes, « tel un pilier de sel solitaire ».
Histoire de son errance au milieu du chaos et de la peur, le roman de Roy Jacobsen fascine et saisit son lecteur dès ses premières lignes. Le destin de Timmo Vatanen se déploie ainsi dans un paysage bouleversé par la guerre, la destruction et la désagrégation des repères ordinaires.
Timmo Vatanen, figure du bûcheron solitaire
Aux yeux des autres, c’est un pauvre gars, un bûcheron qui s’appelle Timmo Vatanen. Pourtant, sa solitude ne se réduit pas à une faiblesse : elle devient la condition depuis laquelle il observe les événements et tente de rester humain au milieu de la catastrophe.
Un homme cherche à survivre, à rester dans sa ville malgré les flammes, « tel un pilier de sel solitaire ». Cette image résume la position du personnage, immobile et vulnérable, mais décidé à ne pas disparaître avec le monde qui l’entoure.
La parole comme moyen de résister
Comment résister quand le réel sombre dans le non-sens ? Sans doute par la parole, et celle du héros réchauffe le cœur, car ses mots tranchants, sensibles, n’ont finalement qu’un seul but : agir sur autrui pour retrouver, à terme, une nouvelle communauté d’hommes.
La parole de Timmo Vatanen ne sert donc pas seulement à raconter l’épreuve. Elle cherche à agir sur autrui et à rendre possible une relation lorsque le chaos menace de tout isoler. Ses mots tranchants, sensibles, réchauffent le cœur et ouvrent la perspective d’une nouvelle communauté d’hommes.
Un roman bref et saisissant
Histoire de son errance au milieu du chaos et de la peur, le roman de Roy Jacobsen fascine et saisit son lecteur dès ses premières lignes. Sa force tient à la tension entre l’ampleur de la catastrophe et la présence singulière d’un homme qui tente de demeurer dans sa ville.
Traduit du norvégien par Alain Gnaedig, Gallimard, 194 p., 16,90 €.
| Élément | Information |
|---|---|
| Auteur | Roy Jacobsen |
| Titre | Les Bûcherons |
| Traducteur | Alain Gnaedig |
| Éditeur | Gallimard |
| Pagination | 194 p. |
| Prix indiqué | 16,90 € |
